Le chantier Panama pourrait coûter 420 millions d'euros à Sacyr

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SACYR POURRAIT PERDRE 420 MILLIONS D'EUROS AVEC LE CHANTIER DU CANAL DE PANAMA
SACYR POURRAIT PERDRE 420 MILLIONS D'EUROS AVEC LE CHANTIER DU CANAL DE PANAMA

MADRID (Reuters) - Sacyr, le groupe de B-TP espagnol à la tête du consortium réalisant les travaux d'agrandissement du canal de Panama, risque de perdre 574 millions de dollars (420 millions d'euros) de garanties et de paiements effectués en avance si un différend sur les dépassements de coûts du projet n'est pas résolu.

Dans un document de huit pages transmis vendredi au régulateur boursier espagnol - dont le contenu a été rendu public samedi - l'entreprise détaille pour la première fois son estimation des surcoûts, vus à 1,6 milliard de dollars, ajoutant que les travaux d'agrandissement ne seront pas terminés avant le 30 juin 2015 au plus tôt.

Le Grupo Unidos por el Canal (GUPC), nom du consortium mené par Sacyr qui comprend également l'italien Salini Impregilo, le belge Jan De Nul et le panaméen Constructora Urbana, a menacé en tout début d'année d'arrêter le 20 janvier les travaux si l'Autorité du Canal de Panama (APC) n'assumait pas les surcoûts.

Les deux parties ont entamé mardi des discussions visant à aplanir leurs divergences et, vendredi, le président de Sacyr Manuel Manrique a dit à Reuters que les pourparlers allaient dans le sens d'une solution.

Sacyr a précisé que les garanties qu'il avait apportées au contrat totalisaient 445,5 millions de dollars au 31 décembre 2013, ajoutant qu'il avait également effectué des paiements en avance représentant 128,4 millions.

Le groupe insiste qu'il n'a cessé depuis cinq mois de demander un dialogue constructif sur les dépassements de coûts, ajoutant que ces derniers ne sont apparus qu'après la mise en oeuvre du chantier.

Parmi ces surcoûts, Sacyr identifie un total de 880 millions de dollars lié à des "changements irréversibles et fondamentaux" apporté par l'Autorité du Canal de Panama au projet initial.

Un autre poste de surcoûts, de 497 millions, provient du fait que le basalte trouvé sur place ne convient pas au mélange du béton utilisé, contrairement à ce qui était stipulé au moment de l'appel d'offres. Le consortium a ainsi dû fait venir le basalte d'ailleurs.

Julien Toyer, Benoit Van Overstraeten pour le service français

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