Le ch½ur de Mezzavia

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Le chœur de Mezzavia
Le chœur de Mezzavia

C'est le béton d'un peuple. Le sang y coule en rouge et bleu, les femmes y gueulent plus que leurs maris, les gosses sont biberonnés à la passion d'un club. Mezzavia est le cœur du Gazélec, l'épicentre de son âme et la scène de son histoire. Plongée entre un Bistrot et un mégaphone avec la macagna, toujours.

Une nuit de fin janvier, sur la route de Mezzavia. L'horloge file doucement vers les dix heures du soir. Du crâne luisant de Bartolomeu Varela vient de résonner le coup de sifflet final. De la tribune populaire dégueulent encore des chants, de la ferveur. On peut même parler d'amour. Pas un sifflet. Partout en France, on en aurait entendu. Le Gazélec Ajaccio vient pourtant de se faire gifler, dans son stade, par Montpellier (0-4). Face à la presse, Thierry Laurey, l'entraîneur des Gaziers, parlera d'une "bonne leçon qu'il va falloir retenir". Mais qu'importe, les chœurs de Mezzavia chantent encore. Ils ne sont que quelques milliers. On voit des familles, des grandes gueules, des femmes à la voix de mégaphone, des gamins qui frappent de passion sur les sièges. Quelques drapeaux aussi, bleu et rouge, qui continuent de flotter devant les remerciements des soldats. L'escouade des Compañero continue de gueuler et, encore et toujours, de chambrer. Mezzavia a la mine des mauvais soirs, mais Mezzavia respire, vit et transpire pour son Gaz'. Le stade Ange-Casanova est un foyer familial passionnel et enivrant. Les lumières s'éteignent.

Le Bistrot et la note du caboulot


Ajaccio, aux alentours de 18h. Sur le parking faisant face au stade Ange-Casanova, une camionnette bleue est posée, comme à chaque match à domicile. C'est Le Bistrot. La nuit commence à tomber. Jean-Philippe, Rémi, Alain et leurs potes sont là, comme toujours. Ces gars sont les meneurs, des gamins du Gazélec. Supporter le Gaz' est une histoire de famille. Jean-Philippe Rosso, 23 ans, a longtemps parcouru les stades de Corse avec son père. Du côté de l'ACA, un peu au Sporting, pour finalement caler sa voix au centre de la tribune populaire, à Mezzavia. Ici, il est devenu une figure. "On ne va pas dire que je travaille toute la semaine, mais avant chaque match à domicile, je regarde un peu sur un blog où il y a des petites histoires sur les joueurs. L'une des meilleures fois, c'était avec Jonathan Zebina, quand on était en Ligue 2. Le mec est arrivé avec un cul énorme et un bide, je me suis dit qu'est-ce que c'est ce fou. Je lui ai crié : "Tu es gros", raconte-t-il. Il s'est retourné, il me répond, et moi, là, j'ai gagné. Tout le monde se met sur lui. On ne le lâchait plus. Un moment donné, corner pour nous, il lâche son marquage sur Pujol qui marque. Et là, on l'attaque encore, et lui,…


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