Le centre orthodoxe russe inauguré à Paris sans Poutine

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LE CENTRE ORTHODOXE RUSSE À PARIS OUVRE SES PORTES
LE CENTRE ORTHODOXE RUSSE À PARIS OUVRE SES PORTES

PARIS (Reuters) - Le centre spirituel et culturel orthodoxe russe a été inauguré mercredi à Paris en l'absence de Vladimir Poutine, qui a annulé la semaine dernière son déplacement en raison de tensions diplomatiques avec François Hollande sur la Syrie.

Situé en bord de Seine, quai Branly, le centre, conçu par l'architecte français Jean-Michel Wilmotte, accueille sur près de 5.000 m2 une cathédrale orthodoxe surmontée de cinq bulbes dorés, un centre culturel, un centre cultuel et une école franco-russe.

"Je crois que la fête n'a pas été gâchée, si certains l'ont voulu ils n'ont pas réussi", a dit l'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, à Reuters. "Sans doute le président Poutine nous a manqué. Mais c'est un centre qui est construit pour l'éternité, je crois qu'il aura le temps pour visiter ce centre, à un moment plus propice."

Dans un message lu à Paris par son ministre de la Culture, le président russe a souligné que "la création de ce complexe unique témoign[ait] de la solidité des relations bilatérales franco-russes".

"Je suis persuadé que le nouveau centre va occuper une place digne dans tous les monuments historiques culturels de la France, qu'il va jouer un rôle très important pour le renforcement des liens entre nos deux peuples et pour le renforcement de la coopération entre nos deux pays", a dit Vladimir Poutine, cité par Vladimir Medinski, dont les propos en russe ont été traduits par un interprète.

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, et plusieurs élus de droite comme Jacques Myard, Rachida Dati ou Gilbert Collard notamment, avaient fait le déplacement.

La France compte une vingtaine d'églises orthodoxes russes, dépendantes du Patriarcat de Moscou ou du Patriarcat de Constantinople.

Le doute sur la venue de Vladimir Poutine, prévue de longue date, planait depuis les bombardements russes et syriens sur les quartiers rebelles d'Alep, en Syrie, qui ont fait de nombreuses victimes et suscité une vague d'indignation internationale.

Condamnant des "crimes de guerre", François Hollande avait conditionné la venue du président russe à des discussions sur le conflit syrien, dans lequel Moscou joue un rôle actif en tant qu'allié du président Bachar al Assad.

Face à cette exigence, Vladimir Poutine a annoncé la semaine dernière l'annulation de sa visite, le porte-parole du Kremlin précisant toutefois que le président russe viendrait à Paris au moment où cela conviendrait à son homologue français.

(Johnny Cotton et Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

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  • charleco il y a un mois

    Pauvre France, qui s'est trompée de camp! C'est sans doute la plus grosse erreur que l'être humain puisse faire : se tromper de camp, surtout quand c'est pour choisir le camp des criminels de guerre et en accuser les autres. Là, ce n'est plus du domaine de l'erreur, mais de la perfidie.