Le CCE d'EDF demande une expertise sur Hinkley Point

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    * Le CCE estime qu'il manque de réponses 
    * La direction veut "aller vite" et limiter le débat-source 
    * Le PDG veut valider le projet après avis du CCE 
 
 (Actualisé avec communiqué du CCE et précisions) 
    PARIS, 9 mai (Reuters) - Les élus du comité central 
d'entreprise (CCE) d'EDF  EDF.PA  ont voté lundi à l'unanimité 
le lancement d'une expertise externe sur le projet controversé 
du groupe de construire deux réacteurs nucléaires de type EPR à 
Hinkley Point, en Angleterre. 
    Le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, avait estimé fin avril que 
ce projet de 18 milliards de livres sterling (23 milliards 
d'euros environ) devrait être lancé dès que le groupe aurait 
obtenu l'avis de son CCE, tandis que le ministre de l'Economie 
Emmanuel Macron évoquait récemment un feu vert en septembre. 
    "A ce stade, les quatre délégations (FNME-CGT, CFE-CGC, 
FCE-CFDT et FO Energie et Mines) considèrent que de nombreux 
documents et réponses leur manquent afin d'être en mesure de 
formuler un avis éclairé et motivé", a indiqué le CCE dans un 
communiqué. 
    L'organisme demande en conséquence aux cabinets Secafi et 
Degest d'analyser l'impact du projet Hinkley Point sur les 
finances de l'entreprise, ainsi que ses conséquences 
organisationnelles, sociales et techniques.       
    Evoquant "un dialogue de sourds" à l'occasion de la séance 
de consultation du CCE de lundi, un de ses membres interrogé par 
Reuters a déclaré que le groupe voulait "aller vite et limiter 
le débat à l'accord avec les partenaires chinois" alors que les 
représentants du personnel "souhaitent un débat plus large". 
    EDF n'a pas souhaité commenter ces informations. 
    En vertu d'accords annoncés en octobre 2015, l'électricien 
public français détiendra 66,5% du projet Hinkley Point et son 
partenaire chinois CGN en prendra 33,5%. 
    L'intersyndicale CGT, CFE-CGC et FO d'EDF souhaite notamment 
que le groupe ne lance pas Hinkley Point avant de bénéficier du 
retour d'expérience des EPR en cours de construction en France 
(Flamanville) et en Chine (Taishan), et demande donc un report 
du feu vert au-delà de 2016, voire de trois ans. 
 
 (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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