Le CCE d'Air France placé en redressement judiciaire

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LE COMITÉ CENTRAL D'ENTREPRISE D'AIR FRANCE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
LE COMITÉ CENTRAL D'ENTREPRISE D'AIR FRANCE EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE

PARIS (Reuters) - Le comité central d'entreprise (CCE) d'Air France a été placé mardi en redressement judiciaire, une décision qui devrait permettre d'assainir la gestion d'une instance en crise et d'accélérer sa remise à flots, a déclaré à Reuters son secrétaire général.

Le CCE de la compagnie aérienne française pâtit des désaccords sur sa gestion entre la CGT, qui dirige le bureau depuis mars 2011, et d'autres syndicats, dont la CFDT et la CFE-CGC.

"Le CCE a été placé en redressement judiciaire avec effet immédiat" par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a dit à Reuters son secrétaire général Didier Fauverte (CGT).

Le CCE d'Air France, déjà en procédure de sauvegarde depuis début février, se serait retrouvé en cessation de paiements à la fin du mois si rien n'avait été fait, a précisé Didier Fauverte.

"On devrait ainsi pouvoir passer l'année 2013", a-t-il noté.

Le CCE a lancé en mars 2012 un plan de restructuration visant une réduction de 30% de sa masse salariale par le biais d'un plan de départs volontaires de 90 personnes, sur un effectif total de 280 personnes. A la fin février, seuls 52 candidats s'étaient manifestés.

"Le redressement fait que (..) l'administrateur aura les mains plus libres que précédemment pour mettre en oeuvre le plan social", a expliqué de son côté Michel Salomon, secrétaire général adjoint de la CFDT d'Air France.

Pour subvenir à ses besoins, le comité a obtenu en juillet 2012 une ligne de crédit de 17 millions d'euros dont 12,5 millions ont été perçus, en échange du gage de sites de villages de vacances.

Certains membres du CCE, comme la CFDT, préconisent la vente pure et simple de certains villages de vacances peu ou pas utilisés pour contribuer à récolter les 4,5 millions manquants et pour lesquels des acheteurs potentiels se sont manifestés.

Air France s'est refusé à tout commentaire.

Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

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