Le casse-tête des vacances de la Toussaint

le , mis à jour à 10:48
2
Le casse-tête des vacances de la Toussaint
Le casse-tête des vacances de la Toussaint

Le petit Vladimir, 11 ans, va louper son contrôle de maths mardi. Il prend la route ce soir pour profiter des criques de Majorque (Espagne) quinze jours. « C'est un peu embêtant, mais, franchement, entre les congés, le prix des transports et l'organisation familiale, on ne pouvait pas se permettre d'attendre. C'est de loin la meilleure solution », assure son père, Ivan, qui a décidé de s'affranchir du drôle de calendrier des vacances scolaires.

 

Cette année, dans toute la France, les vacances de la Toussaint débutent mercredi et s'achèvent deux semaines plus tard, également en milieu de semaine. « J'ai passé un marché avec mon fils : même sous le soleil espagnol, nous travaillerons une heure par jour », promet Ivan. Il faut dire que l'équation est complexe, parce que les locations sont gérées du samedi au samedi, comme souvent les plannings professionnels, sans oublier les psychodrames entre les parents divorcés.

 

Pourquoi donc l'Education nationale a-t-elle opté pour ce calendrier ? Le choix, acté en avril 2015, de vacances « à cheval » devait contrer la tentation de l'absentéisme. Comme le jour de la Toussaint, férié, tombe un mardi, le ministère craignait que trop d'enfants ne jouent les prolongations. « Même si l'on ne sait pas combien d'élèves sécheront les cours comme Vladimir en début de semaine, le calcul semble hasardeux », commente Hervé-Jean Le Niger, l'un des porte-parole de la fédération des parents d'élèves FCPE.

 

En théorie, pour élaborer le calendrier scolaire, le ministère doit respecter au mieux le rythme des petits : pas plus de sept semaines de cours consécutives entre deux semaines de vacances. « Sur le principe, c'est parfait, mais ce n'est pas respecté, fustige le représentant des parents. Dans la zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles), les enfants attendront douze semaines entre Pâques et la fin des cours. »

 

Hier, à la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • janaliz il y a un mois

    Quant aux parents... c'est le cadet de leurs soucis... qu'ils n'ont pas d'ailleurs... engraissés qu'ils sont aux mamelles de la république... Mais c'est bien connu le sos n'aime pas l'argent, mais il en use et en abuse... Mais monsieur, dites-moi, d'argent je n'ai pas, je roule en vélo, en vieille berline âgée...

  • janaliz il y a un mois

    "Pourquoi donc l'Education nationale a-t-elle opté pour ce calendrier ?" Poser la question c'est presque donner la réponse. Les avatars qui sont censés gouverner passent leur temps à twitter, à répondre à des journalistes en mal de notoriété, à faire du scooter dans les rues de Paris, à jouer les effarouchés sur la scène internationale. Alors la Toussaint pour eux...