Le casse-tête de la sécurité à la fac

le , mis à jour à 10:04
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Le casse-tête de la sécurité à la fac
Le casse-tête de la sécurité à la fac

Réunions d'accueil, temps d'intégration... Hier, ils étaient nombreux à retrouver le chemin de l'université, avant la reprise officielle des cours à partir de lundi. Parmi les nouveautés de la rentrée des 1,6 million d'étudiants des facultés de France : la sécurité. La ministre de l'Education vient en effet d'annoncer « un dégagement » de 30 MEUR pour « la sécurisation technique ou humaine » des quelque 70 campus du territoire.

 

« Il s'agit de sécuriser les entrées grâce à des sociétés de gardiennage, de contrôler qui entre afin que seuls les étudiants, les personnels et les invités aient accès au site, décrypte Jean-Loup Salzmann, le président de la Conférence des présidents d'université (CPU). Cela passera aussi par le contrôle des sacs selon la configuration des lieux, le renforcement des portes, voire la condamnation de certaines issues », reprend-il.

 

Sur le terrain, les présidents des universités sont pourtant frileux quand il s'agit d'aborder la mise en place concrète de ces mesures. « On est gêné aux entournures, concède-t-on dans une fac francilienne. C'est un casse-tête : non seulement cela coûte très cher mais, souvent, les sites ont plusieurs accès. L'annonce des fonds supplémentaires est récente. On ne peut pas budgeter et recruter du monde en si peu de temps ! »

 

« Filtrer tous les élèves ? C'est impossible », tranche Franck Loureiro, du syndicat de l'éducation Sgen-CFDT. « Pour les seules patrouilles de vigiles dans toutes les universités, il faudrait entre 40 et 45 MEUR », croit savoir le syndicaliste qui ne décolère pas : les 30 M€ à disposition est une somme que les universités auraient dû verser au Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. La CPU assure, elle, que sans cette exonération, elle ne « pourrait pas » assurer la sécurité des étudiants. « Nous réfléchissons à d'autres choses, comme ...

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