Le cas Sharp, symptomatique d'une apathie inquiétante du secteur électronique japonais

le
0
Le cas Sharp, symptomatique d'une apathie inquiétante du secteur électronique japonais
Le cas Sharp, symptomatique d'une apathie inquiétante du secteur électronique japonais

Que le japonais Sharp finisse pas se jeter dans les bras du taïwanais Hon Hai/Foxconn en dit long sur le déclin du secteur de l'électronique japonais qui faisait pourtant, avec l'automobile, la fierté patriotique."Rachat de Sharp par Hon Hai": titrent unanimement les journaux nippons de vendredi, preuve de l'importance symbolique et du choc national que constitue le passage sous la coupe d'un groupe taïwanais d'une des plus illustres et anciennes entreprises japonaises, riche de pépites techniques mais à court d'argent."On peut dire que ce rachat dramatique symbolise le marasme de l'industrie de l'électronique du Japon", lance d'entrée de jeu l'éditorial du quotidien de droite Yomiuri.Même si tous les termes et l'issue de la transaction avec Hon Hai sont encore marqués de points d'interrogation, le choc est rude pour la Japan Inc."Durant ces dix dernières années, les firmes des pays émergents d'Asie se sont dotées d'une force compétitive écrasante, tandis que leurs rivales japonaises ont accumulé les pertes et sacrifié des activités", résume dans un éditorial le quotidien Mainichi."Ce qui est inquiétant, c'est que seuls le fonds semi-public japonais INCJ et Hon Hai aient tendu la main à Sharp", écrit le Yomiuri, regrettant "l'apathie" et "l'attente béate des autres sociétés privées du Japon".Que les banques jouent aussi leur rôle pour aider les industries, insiste ce journal.Car Sharp, qui dispose de savoir-faire uniques et de nombreux brevets, ne vaut pas rien et Hon Hai l'a compris, soulignent nombre d'analystes.Certes, l'INCJ, avec la bénédiction du ministère de l'Industrie (Meti), a bataillé des semaines pour éviter que Sharp ne s'en remette à un étranger. S'il n'a pas réussi à convaincre les administrateurs de l'entreprise ni ses banques de la pertinence d'un schéma "national", c'est qu'il passait par un dépeçage de Sharp."C'est par dépit que ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant