Le carré d'as des bacheliers

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Le carré d'as des bacheliers
Le carré d'as des bacheliers

Non, les footballeurs ne sont pas tous cons. Et oui, les centres de formation mettent la scolarité en avant. La preuve : ceux de Ligue 1 ont enregistré quatre bacheliers généraux avec mention très bien cette année. Yannis Kari et Stone Mambo ont brillé en ES, tandis que Julien Oudet et Jad Mouaddib se sont baladés en S. Une réussite significative qui souligne les progrès internes de la formation française. Retour sur une promo 2017 prometteuse, et promis, les notes de sport n'ont rien à voir là-dedans.

"Caïds immatures" pour Roselyne Bachelot, "gosses mal éduqués" et "gars des cités sans références" pour François Hollande : les jeunes footeux n'ont pas toujours eu la cote ces dernières années. Si tous ne recevront pas de prix Nobel, il est quand même temps de rétablir la vérité : les joueurs de foot peuvent être intelligents. Eh ouais. Cette saison par exemple, quatre jeunes garçons ont mis une claque aux idées reçues : Yannis Kari (Marseille), Jad Mouaddib (Caen), Julien Oudet (Dijon) et Stone Mambo (Troyes) ont tous obtenu leur bac général, mention très bien.

Emploi du temps aménagé et sacrifices


Les quatre jeunes pousses ont décroché leur diplôme aussi facilement que le PSG entasse ses Coupes de la Ligue depuis 2014. Une performance d'autant plus remarquable qu'ils passent la moitié de leur journée de cours à jouer au foot, même si leurs emplois du temps sont aménagés du fait de leur statut de sportif de haut niveau. " J'ai choisi la filière ES, on était cinq en cours... Forcément, ça aide. On n'avait qu'une quinzaine d'heures de cours par semaine, moins que les élèves dans un lycée "normal", mais du coup, on était plus concentrés et évidemment, c'était plus facile pour échanger avec les profs", explique Stone Mambo, défenseur à l'ESTAC.

Et si on se préparait en faisant du rafting ?

Si à Marseille, Yannis Kari était carrément seul avec une prof rien que pour lui, à Dijon, Julien fréquentait un lycée privé du centre-ville avec une classe mixte : "On était deux du DFCO en S, mais il y avait d'autres sportifs de course à pied, triathlon, des handballeurs, hockeyeurs etc., et la moitié de gens "normaux". On a raté des cours à cause des entraînements, mais quand on veut, on peut. Donc ça s'est super bien

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