Le carburant toujours plus onéreux

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Le super sans plomb se monnayait 1,55 euro le litre la semaine dernière, et le super sans plomb 98 1,58 euro. Les prix de l'essence pâtissent de la hausse des cours du pétrole, qui flambent depuis l'avènement des révolutions arabes.

Les prix du carburant franchissent record sur record. La semaine dernière, les prix à la pompe ont à nouveau atteint des niveaux inégalés dans l'hexagone, a relevé ce lundi la Direction générale de l'énergie et du climat. Le litre de super sans plomb 95 s'est monnayé 1,547 euro en moyenne, et le litre de super sans plomb 98 1,585 euro. Du jamais vu de mémoire d'automobiliste. Heureusement, le prix du gazole - carburant le plus consommé - a en revanche légèrement baissé la semaine dernière, à 1,36 euro le litre. Il demeure pour l'instant en-deçà de ses records de 2008, quand il dépassait 1,45 euro.

Les prix à la pompe pâtissent en effet d'un baril de pétrole dont le coût a flambé depuis l'avènement des révolutions au Moyen-Orient. Le cours du brent à Londres cotait ce lundi 125,9 dollars le baril, quand il coûtait à peine 95 dollars au mois de janvier (+32,5%). Conséquence, l'Insee note, dans sa dernière publication sur l'inflation, que le coût des produits pétroliers a bondi de près de 20% en mars sur un an.

Le litre de super à 2€

Pour amortir ces hausses de prix qui pèsent lourdement sur le budget des ménages, le gouvernement a annoncé au mois d'avril le relèvement de 4,6% du barème forfaitaire kilométrique. Une mesure fiscale qui devrait alléger la facture de quelques six millions de contribuables qui se servent de leur véhicule pour aller travailler, évaluait alors la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Les compagnies pétrolières devront quant à elles contribuer au financement de la nouvelle mesure à hauteur de 115 millions d'euros.

Les associations de consommateurs se sont cependant montrées sceptiques. «Il s'agit d'une goutte d'eau dans un océan d'attente», a déploré l'UFC-Que Choisir. Une insatisfaction accrue par des perspectives peu réjouissantes pour les consommateurs : dans une interview au Parisien, le PDG de Total Christophe de Margerie avait clairement dessiné la tendance. «Le super à 2€, cela ne fait aucun doute, avait-il estimé. La vraie question, c'est quand».

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