Le capital-risque assez peu présent dans les réseaux sociaux

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(NEWSManagers.com) - Une surprise. Bien que les réseaux sociaux constituent un levier de développement business indispensable, les fonds d'investissement actifs dans le segment du capital-risque n'en profitent pas vraiment. Les fonds de capital-risque sont effectivement peu présents sur Twitter et sur LinkedIn et, dans leur majorité, sous-utilisent ces outils, relève dans sa dernière étude Enderby, un cabinet indépendant de conseil en stratégies de communication. En chiffres, 38 % des fonds analysés gèrent un compte Twitter et 62 % d'entre eux ont un profil LinkedIn. Par ailleurs, 20 % des présidents de ces fonds seulement sont présents sur Twitter et 74 % sur LinkedIn.

Plus précisément, l'enquête révèle que deux tiers des sociétés de gestion - soit 26 établissements - se prévalent de leur présence sur les réseaux sociaux en faisant figurer de façon visible des boutons sur leur site Web. L'étude note également que dans le cas où elles disposent de comptes officiels, elles n'animent pas toujours ceux-ci de façon active : 56 % " tweetent " au moins une fois par semaine, en moyenne, mais 71 % limitent leur profil sur LinkedIn au strict minimum.

Au final, les fonds en capital-risque ont donc saisi l'opportunité de nourrir leur carnet d'adresses via LinkedIn, tout en choisissant de ne pas s'exprimer outre-mesure. Quant au comportement des dirigeants des sociétés de gestion passées au crible, il est cohérent avec l'action de leur structure, note Enderby. Afin d'optimiser leur utilisation des réseaux sociaux, sans s'exposer de façon exagérée, ils privilégient l'élargissement du carnet d'adresses à la prise de parole : seuls 20 % des patrons de fonds disposent d'un compte actif sur Twitter ; ils sont toutefois 74 % à avoir activé un profil sur LinkedIn.

En France, certains dirigeants de société de gestion se distinguent néanmoins du reste de la profession, notamment par un nombre élevé de followers sur Twitter. C'est le cas de Xavier Niel (Kima Ventures) avec 95.200 followers, ou Marc Simoncini, avec 31.245 follwers. Toutefois, toujours selon l'étude, en élargissant les critères d'analyse retenus dans la méthodologie, il est possible d'identifier 11 " bons élèves " très actifs sur Twitter et sur LinkedIn. C'est le cas par exemple d'Olivier Goy (123Venture), Jean-Marc Bally (Aster Capital), Philippe Collombel (Partech Ventures), Benoît Bazzochi (SmartAngels) et Thierry Merquiol (Wiseed)...

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