Le Canada sanctuarise une vaste forêt de la côte pacifique

le
0
La vaste zone de la forêt humide du Grand ours, riche en biodiversité, s'étend sur 3,6 millions d'hectares. Ce territoire de taille équivalente à la Belgique abrite 26 communautés amérindiennes.
La vaste zone de la forêt humide du Grand ours, riche en biodiversité, s'étend sur 3,6 millions d'hectares. Ce territoire de taille équivalente à la Belgique abrite 26 communautés amérindiennes.

Les négociations pour la protection de la forêt humide du Grand Ours avaient débuté en 2006. Désormais, 85 % de son territoire forestier sont interdits à toute exploitation arboricole.

L’immense forêt humide du Grand Ours, longeant une bonne part de la côte pacifique du Canada, va être largement protégée. Une victoire pour les peuples autochtones qui luttent depuis plus d’une décennie pour sa préservation. Lundi 1er février, le gouvernement provincial de Colombie-Britannique, dans l’ouest du pays, a annoncé qu’un accord avait été paraphé par les autochtones, les écologistes et l’industrie.

Le texte permet en outre d’assurer la protection de l’ours Kermode, une espèce rare d’ursidé noir dont plusieurs individus sont à fourrure blanche. Ce plantigrade, également connu sous le nom d’ours esprit, n’est présent que dans cette zone.

L’accord stipule que 85 % de territoire forestier de la forêt humide du Grand Ours (The Great Bear Rainforest) sont désormais interdits à toute exploitation arboricole. Les 15 % restants sont ouverts à la sylviculture pour soutenir les emplois locaux, mais sont soumis aux normes les plus strictes en Amérique du Nord.

« De l’espoir » « Cette entente historique permet la protection d’une plus grande partie des forêts vierge et secondaire, tout en assurant les opportunités de développement des Premières Nations locales », s’est félicité la première ministre de la province, Christy Clark.

Pour Greenpeace qui, avec d’autres groupes environnementaux, luttait pour la préservation de cet espace, l’accord « donne de l’espoir à la résolution de vifs conflits touchant d’autres forêts » au Canada, comme par exemple la forêt boréale au Québe...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant