Le Cameroun de Biya noyauté par les sectes

le
0
De multiples sectes étendent leur influence sur la vie politique du pays, au grand dam de l'Église catholique.

Avec la réélection du président camerounais Paul Biya pour un sixième mandat, qui a finalement été reconnue jeudi par son principal rival, John Fru Ndi, une autre constante de la politique locale ne devrait pas changer: le pouvoir des sectes. Partout en Afrique, les forces de l'invisible participent au pouvoir. Mais nulle part autant qu'au Cameroun. «Que ce soit dans l'administration, la haute fonction publique, la politique, l'Université, 95% des nominations se font en tenant compte de l'appartenance à une secte» , estime le professeur de sciences politiques Magellan Omballa. Lui-même s'est vu proposer l'entrée dans un ordre par un ministre dont il était le conseiller. «Il m'a dit: "Tu n'es pas des nôtres, il faut nous rejoindre". J'ai refusé. Le ministre m'a alors déclaré clairement que ma promotion serait bloquée», raconte le professeur.

Goût pour la magie

Particularité locale, des sociétés secrètes originaires d'Europe occupent une place prép

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant