Le Cambodge interdit le recours aux mères porteuses

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Des mères porteuses en Inde le 1er septembre 2016 ( AFP/Archives / SAM PANTHAKY )
Des mères porteuses en Inde le 1er septembre 2016 ( AFP/Archives / SAM PANTHAKY )

Le Cambodge vient de bannir le recours aux mères porteuses, une pratique commerciale qui s'est développée très rapidement ces derniers mois après l'interdiction de cette pratique dans la Thaïlande voisine notamment.

"La gestation pour autrui est absolument interdite", a écrit le ministère de la Santé dans une note envoyée la semaine dernière aux cliniques offrant ce type de services.

Le gouvernement cambodgien, inquiet des dérives, "travaille à une loi qui permettra de protéger les femmes et les enfants pour éviter qu'ils ne deviennent l'objet de trafic", a précisé Phon Puthborey, porte-parole du ministère des affaires féminines.

La fermeture de plusieurs cliniques en Thaïlande mais aussi en Inde, qui vient de demander aux établissements de ne plus prendre de clients étrangers, a dopé la demande au Cambodge.

"C'était une industrie qui a grandi très rapidement dans un pays qui n'était pas préparé à y faire face, notamment en termes de services médicaux", explique à l'AFP l'Australien Sam Everingham, fondateur de Families Through Surrogacy, une association consacrée à la gestation pour autrui.

La décision du gouvernement cambodgien "va semer la panique parmi de nombreux parents qui attendent... comme ce que nous avons vu en Thaïlande", ajoute-t-il, estimant qu'aujourd'hui une cinquantaine de cliniques offrent ce type de services dans le pays.

Le Cambodge, apparu récemment sur la carte mondiale pour cette pratique, offre des prix très bas par rapport aux Etats-Unis notamment et en l'absence de régulation, les cliniques acceptent les couples homosexuels comme les célibataires.

Depuis près de deux ans, la Thaïlande punit de 10 ans de prison toute personne qui tirerait des bénéfices de la gestation pour autrui mais continue à autoriser le recours aux mères porteuses au sein des familles ou pour des amis.

En Inde, devenu le leader international de cette pratique, le secteur génère selon différentes estimations entre 450 millions et deux milliards d'euros par an.

Mais le pays a progressivement restreint l'accès à la GPA, en excluant d'abord en 2012 les couples homosexuels et les célibataires. Puis l'an passé, le gouvernement a demandé aux cliniques de ne plus prendre de clients étrangers.

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  • M7163258 il y a un mois

    L'Inde s'interroge sérieusement ainsi que la Grèce vont-elles continuer à fournir les gentils couples hétéro et de même sexe "progressistes (l'exploitation de la misère c'est devenu progressiste depuis que les peoples bobos font leur marché) des pays riches. Ces pays fournissent également des reins si vous avez des moyens!

  • M7163258 il y a un mois

    Très bien ! De toute façon c'est de cette manière que le "progressisme" des gentils couples hétéros et de même sexe va se terminer! Par la fermeture de tous les pays "pauvres" dans lesquels ils venaient faire leur petit marché!! Il en sera de même progressivement pour les adoptions privant ainsi tous les couples de cette parentalité. La faute à ceux de gauche qui font passer le pragmatisme anglo-saxon ultra libéral pour du "progressisme"...