Le calvaire des femmes forcées au mariage

le
0
Jean-Marc Ayrault doit annoncer vendredi le projet du gouvernement de pénaliser cette pratique qui touche des dizaines de milliers de jeunes filles chaque année.

Ce devait être de merveilleuses vacances. Patricia venait d'avoir 16 ans, Nadia, 17. «On allait découvrir l'Algérie, le pays de notre père, dont il ne parlait jamais!», se souvient Patricia Filali. Mais à la fin du séjour, leur père refuse de les ramener en France: il les abandonne chez des amis, «à treize dans un trois-pièces». Après trois ans de séquestration, Patricia parviendra à échapper à son sort. Nadia, elle, se résigne: elle épouse Brahim, celui que son père a choisi pour elle.

Trente-quatre ans plus tard, Patricia Filali publie aujourd'hui son histoire*, celle de deux s½urs aux destins opposés: l'une vit «libre et heureuse» dans la Loire, l'autre dépérit à Constantine, recluse dans une petite maison où elle cohabite avec sa belle-famille. «La vraie Nadia est morte», a lâché un jou...



Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant