Le calendrier politique joue les trouble-fêtes (Fidelity)

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(AOF) - Dans l'indifférence générale, la Fed a donc passé une nouvelle fois son tour mercredi dernier. Sa présidente, Janet Yellen ne s'est même pas embarrassée d'un commentaire de texte. Un simple communiqué a suffi, note Fidelity. A six jours de la présidentielle américaine, il ne pouvait en être autrement. Ce nouveau statu-quo ne fait bien sûr que renforcer la probabilité d'un resserrement monétaire en décembre, un an après le premier relèvement de taux de la Réserve fédérale depuis dix ans, explique le gestionnaire d'actifs.

Malgré le renforcement des arguments en faveur d'une telle opération, l'instance de Washington indique attendre " des preuves supplémentaires " de l'embellie actuelle. En particulier en matière d'inflation et d'emplois. Sur ce dernier point, les chiffres publiés vendredi n'ont pas été aussi bons que prévus, souligne Fidelity. Avec seulement 161.000 créations de postes en octobre (contre 175.000 attendus), le rapport NFP n'a certes pas soulevé l'enthousiasme des investisseurs. Mais il n'a pas remis en cause un passage à l'acte en fin d'année. Surtout si l'on sait que, parallèlement, l'évolution des salaires - l'un des principaux indicateurs surveillé par la Fed - est une nouvelle fois en hausse (0,4 %) faisant ressortir une progression de 2,8 % sur un an.

En ajoutant à cela, la baisse du chômage à 4,9 % de la population active, tous les ingrédients sont donc réunis pour une remontée des taux le mois prochain. Un panorama, somme toute, idyllique. En apparence seulement … Car en marge de ces indicateurs, c'est une toute autre ambiance qui a caractérisé les marchés la semaine dernière. En proie à une nouvelle vague de risque politique, les indices actions ont fait profil bas. Aux États-Unis, la remontée surprise de Donald Trump dans les sondages a donné un aperçu de ce que pourrait être la tendance en cas de victoire du candidat républicain, indique Fidelity.

Les incertitudes grandissantes entourant le scrutin final de mardi ont laissé les investisseurs dans l'expectative. Et s'il n'y avait que cela… La décision de la Haute Cour de justice de Londres, rendue jeudi, de soumettre le Brexit à un vote devant le parlement a également pesé sur les marchés. L'annonce renforce un peu plus l'hypothèse d'un processus de sortie long pour la Grande-Bretagne et l'Union Européenne. Tenant ainsi toutes ses promesses, le calendrier politique particulièrement chargé de part et d'autre de l'Atlantique joue plus que jamais les trouble-fêtes dans un contexte économique pourtant rassurant, conclut la société de gestion d'actifs.

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