Le calendrier de Crivelli

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Le calendrier de Crivelli
Le calendrier de Crivelli

Souvent moqué pour son allure, rarement efficace avec son club, Enzo Crivelli a profité du Tournoi de Toulon pour faire taire les mauvaises langues. Meilleur buteur de la compétition remportée par les Bleus, le Bordelais formé à Cannes n'a sans doute pas fini de faire parler de lui. Et pas que pour sa dégaine de catcheur mexicain.

Dimanche, l'équipe de France a donc accroché un douzième Tournoi de Toulon à son palmarès, en remportant face au Maroc sa 25e finale en 43 éditions. Si Enzo Crivelli, son attaquant de pointe, est resté muet ce jour-là, il n'est une nouvelle fois pas passé inaperçu. La faute à son égalisation, justement refusée pour hors-jeu, d'abord. Mais surtout, grâce à sa dégaine, sa débauche d'énergie, son abnégation et, surtout, son physique hors-normes. Quand l'attaquant bordelais est sur une pelouse, le co-meilleur buteur de la compétition - avec le Marocain Achraf Bencherki, quatre buts chacun - se repère au premier coup d'œil, peu importe la qualité de sa prestation. Car la vie a doté l'homme d'Antibes d'une qualité qui ne se travaille pas : le charisme.

Coups de sang, Gambardella et Île-Rousse


Repéré par la cellule de recrutement de la réserve bordelaise, alors que celle-ci venait superviser le jeune gardien cannois Jérôme Prior, Enzo Crivelli célèbre son dix-septième anniversaire en s'engageant chez les Girondins en février 2012. Fort de deux dernières saisons à quatorze et quinze buts avec son club formateur, les débuts de l'ado gominé avec les U19 bordelais sont compliqués. Le jeune, qui tenait à quitter la Côte d'Azur pour s'affirmer, alors que Nice et Monaco le convoitaient, découvre les exigences d'une réserve de club pro et ne plante "que " dix pions avec les U19. Mais remporte, en compagnie de Younès Kaabouni, également vainqueur à Toulon, une finale de Gambardella qu'il n'aurait pas dû jouer. Car déjà, l'attaquant fait preuve d'un tempérament qui dépasse parfois les limites du tolérable. Comme contre Nantes, lors du match précédant le rendez-vous au Stade de France, lorsqu'il fait évacuer le gardien adverse après un vilain coup. "Au moment même où j'effectue ce tacle, je sais que c'est fini, que je vais être expulsé Mon geste vaut carton rouge" confie à Sud Ouest le joueur, qui ne devra sa participation à la finale qu'à la mansuétude de l'arbitre.

Plus tôt dans la saison, une expulsion à Niort lui avait déjà valu quatre matchs de suspension. L'apprentissage est dur, mais le gaillard n'est pas du genre à baisser les coudes. La saison suivante, il ne débute que treize rencontres avec l'équipe de CFA entraînée par Patrick Battiston, et voit son total de buts avec la réserve bloqué à trois petites unités. Suffisant tout de même pour être convoqué une…




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