Le café le plus cher du monde menace la biodiversité

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Les associations de protection de l'environnement et des animaux s'émeuvent des traitements infligés aux civettes asiatiques.
Les associations de protection de l'environnement et des animaux s'émeuvent des traitements infligés aux civettes asiatiques.

Il est produit à partir de civettes asiatiques (ou espèces apparentées) qui vivent dans des conditions dramatiques.
C'est le café le plus onéreux du monde et le moins que l'on puisse dire est que son processus de fabrication n'est pas ragoutant. Le « Kopi Luwak » est en effet récolté à partir... d'excréments du luwak, une civette palmiste asiatique qui consomme les cerises du caféier, digère leur pulpe, mais pas les noyaux, lesquels se retrouvent dans ses matières fécales.
Constitués d'enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites voire en acides aminés individuels, les sucs gastriques présents dans le tube digestif de l'espèce engendrent une transformation bénéfique de l'arôme des grains du café. D'où un breuvage produit essentiellement dans les grandes îles de l'Indonésie (Bali, Java, Sumatra), dans le Timor oriental et aux Philippines très prisé des connaisseurs. « Il n'a aucune acidité, il a du corps et son goût est complexe [?], épicé et fruité à la fois », décrypte Jude Mancuya, fin connaisseur, interrogé en octobre dernier par nos confrères de l'AFP.
Les associations de protection de l'environnement et des animaux s'offusquent cependant du traitement infligé aux civettes, dont la plupart ? 80 % aux Philippines si l'on en croit Vie Reyes, un négociant qui dit avoir découvert le café de civette en travaillant sur un projet pour sauver le palmier à sucre, dont la sève est l'autre pilier
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