Le cadre de Bâle 3 pas encore satisfaisant-Villeroy de Galhau

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    PARIS, 16 juin (Reuters) - Les nouvelles règles 
prudentielles actuellement discutées par le  Comité de Bâle ne 
respectent pas encore l'engagement du G20 de ne pas augmenter 
significativement les exigences de fonds propres imposées aux 
banques, a déclaré jeudi le gouverneur de la Banque de France. 
    "En l'état, les propositions techniques actuelles du Comité 
de Bâle ne paraissent pas respecter suffisamment cet 
engagement : il faut donc poursuivre le travail", a dit François 
Villeroy de Galhau lors d'une conférence organisée par 
l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) sur 
les nouvelles réglementations bancaires. 
    Cette déclaration intervient alors que la Fédération 
bancaire européenne est partie en campagne contre les nouvelles 
règles envisagées, estimant qu'elles pourraient forcer les 
banques à lever des centaines de milliards d'euros pour faire 
face aux nouvelles exigences.   
    De nombreuses banques européennes dénoncent ces propositions 
en les qualifiant de "Bâle 4".  
    Elles estiment avoir déjà fait les efforts nécessaires 
induits par le cycle de Bâle 3 décidé par la communauté 
internationale après l'éclatement de la crise financière de 
2007-2008. Ce nouveau cadre doit être finalisé d'ici la fin de 
l'année.   
    "La finalisation de 'Bâle 3' doit offrir au plus vite aux 
banques un cadre d'activité pérenne et lisible. Ce ne peut donc 
être un 'Bâle 4' - et l'abus de ce terme-choc ne sert pas 
toujours ses auteurs", a répondu le gouverneur de la Banque de 
France, qui siège aussi au conseil des gouverneurs de la BCE. 
    Des responsables de la Fédération bancaire française ont 
fait part jeudi durant la conférence de l'ACPR de leur 
scepticisme quant au temps restant pour négocier des  
amendements qui rendrait le cadre de Bâle 3 acceptable.  
   François Villeroy de Galhau a aussi dit qu'il veillerait à ce 
que les spécificités françaises, notamment dans le crédit 
immobilier, soient préservées.  
    "Nombre d'acteurs de la place s'inquiètent de l'avenir de 
certaines pratiques qui caractérisent notre marché immobilier 
national : les prêts à taux fixes, la sélection des emprunteurs 
en fonction de leur aptitude à rembourser leur dette ou encore 
le recours au cautionnement plutôt qu'à l'hypothèque", a rappelé 
l'ancien dirigeant de BNP Paribas. 
    "Aucune de ces bonnes pratiques ne doit être pénalisée par 
le Comité de Bâle, ce n'est pas l'objectif de la réforme", 
a-t-il promis. 
 
 (Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez) 
 
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