Le cadeau (empoisonné) de Bruxelles à la France

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Contre toute attente, la France a obtenu mercredi un délai supplémentaire de 2 ans pour revenir sous la barre des 3 % de déficit. Mais pour tenter de préserver la "crédibilité de la Commission" et "des règles", les commissaires ont donné trois mois à la France pour rectifier le tir, faute de quoi une nouvelle étape dans la procédure de déficit excessif sera franchie. En d'autres termes, Paris va devoir faire 4 milliards d'efforts budgétaires supplémentaires. Dans le cas contraire, elle sera sanctionnée financièrement pour la même somme.Cela va demander "des efforts très importants de la France et la Commission est très exigeante", a affirmé Pierre Moscovici, même si "les efforts" faits jusqu'ici ne sont "pas négligeables". Le pays devra donner très rapidement des gages de rigueur budgétaire en réduisant son déficit structurel (hors effet de la conjoncture) qui n'est pas dans les clous européens. Bruxelles attend que Paris annonce de nouvelles mesures d'ici l'été.Réévaluation en maiL'exécutif bruxellois réclame un programme de réformes structurelles "ambitieux et plus détaillé en avril", qui sera évalué en mai. "S'il advenait que le plan national de réformes (...) n'était pas crédible, nous pourrions activer le dernier cran" en imposant au pays "un plan de réformes correctif", a mis en garde Pierre Moscovici. L'enjeu est "d'encourager à des réformes plus profondes et rapides", a-t-il insisté, évoquant notamment des...

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