Le «cadeau empoisonné» d'Angela Merkel au président chinois

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Le «cadeau empoisonné» d'Angela Merkel au président chinois
Le «cadeau empoisonné» d'Angela Merkel au président chinois

La chancelière allemande ne s'attendait probablement pas à offenser l'Empire du milieu. Cette semaine, Angela Merkel a offert une carte de la Chine datant de 1735 à Xi Jinping, le président chinois, de passage en Allemagne dans le cadre d'une tournée européenne de dix jours. Ce présent, qui partait sûrement d'une bonne intention pour la Chancelière, a toutefois froissé les Chinois. La carte représente la « Chine des dix-huit provinces », amputée d'une grande partie de ses provinces actuelles. Lors de la cérémonie de remise du présent, la Première Dame, Peng Liuyan, est restée de marbre. Les Chinois n'ont pas manqué de souligner leur contrariété sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux. 

Des frontières pour certaines contestées

«Le problème n'est pas le cadeau mais ce qu'il y a derrière, éclaire Jean-François Dufour, spécialiste de l'économie chinoise. Sur cette carte qui date du XVIIIe siècle, certains territoires ne sont pas intégrés». Les frontières de l'époque ne comprenaient pas une grande partie du Nord-Est (la Mandchourie), la Mongolie intérieure, le Tibet, le Qinghai et le Xinjiang... «Des régions dont le statut était ambigu à l'époque ? la Mandchourie, berceau de la dynastie Qing alors au pouvoir, était un territoire à l'accès limité, et le contrôle militaire sur les grandes étendues de l'ouest était incertain», détaille Jean-François Dufour. «Les Chinois sont très attachés à leurs frontières actuelles d'autant qu'elles sont contestées», ce qui explique leur réaction à la réception de cette carte. 

Bataille de cartes sur les écrans et réseaux chinois

En Chine, les médias ont largement polémiqué sur ce «cadeau empoisonné». Les chaînes de télévision et réseaux sociaux se sont emballés en diffusant une carte datant du XVIIIe siècle, aux frontières extrêmement réduites, sans pouvoir certifier qu'il s'agissait de celle offerte par la Chancelière. ...

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