Le CAC 40 termine la semaine sous les 4250 points

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(lerevenu.com) - La Bourse de Paris affiche une perte de 0,7% sur les deux premières séances de l'année, le CAC40 clôturant à 4.248 points ce vendredi dans des volumes limités et une actualité particulièrement calme.

La majorité des opérateurs sera de retour la semaine prochaine. Par ailleurs, les publications annuelles des sociétés du CAC40 (hormis pour Alstom et Pernod Ricard, qui sont en exercice décalé) débuteront le 16 janvier et s'achèveront le 3 mars. Outre-Atlantique, les premières publications américaines commenceront dès la semaine prochaine, avec notamment Alcoa le 9 janvier.


ECO/DEVISES
L'indice PMI manufacturier de la zone euro a été confirmé à 52,7 points dans sa version finale en décembre, conformément aux attentes de la place et à la lecture flash. Markit souligne qu'il s'agit d'un plus haut de 31 mois. Cela contraste avec l'indice PMI manufacturier français de la période qui a chuté à 47 points, sur un plus bas de 7 mois. Dans la zone euro, les hausses de la production et des carnets de commandes incitent les fabricants à maintenir les niveaux d'effectifs, tandis que les nouvelles commandes à l'export continuent de progresser à un rythme soutenu.
Le chef économiste de Markit, Chris Williamson, met en avant le renforcement de la croissance du secteur manufacturier, qui soutient la reprise de la croissance dans la région. En parallèle, la légère hausse des prix montre que le pouvoir de tarification des entreprises s'est amélioré. "Les regards restent toutefois tournés vers la France", souligne l'économiste, par contraste avec l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne où la production s'affermit. "La France observe quant à elle une contraction plus soutenue de son activité manufacturière résultant en partie d'une détérioration croissante des ventes à l'export", explique Williamson, pour qui cela illustre "le problème majeur de compétitivité auquel sont confrontés les fabricants français".


Selon l'Office de la statistique, le nombre de personnes occupant un emploi en Allemagne affiche en 2013 un septième record annuel consécutif. La population active est de 41,8 millions, et quelque 232.000 emplois ont été créés en 2013, ce qui ne représente que la moitié environ des emplois créés en 2012 et 2011. Le taux de chômage s'est quant à lui maintenu juste sous les 7%.
L'indice des promesses de ventes de logements aux Etats-Unis pour le mois de novembre 2013, dévoilé par la NAR - National Association of Realtors, est ressorti en augmentation de 0,2% en comparaison du mois antérieur à 101,7, contre un consensus de +1,5% et après un recul de -1,2% en octobre.
L'indice d'activité manufacturière de la Fed de Dallas pour le mois de décembre 2013 est ressorti à +3,1 points, contre +4 points de consensus et +1,9 un mois avant.


Dans l'actualité économique ce mardi, outre-Atlantique, l'indice S&P Case-Shiller des prix américains de l'immobilier pour le mois d'octobre est ressorti en hausse de +1% (indice '20-City') ajusté des variations saisonnières et en comparaison de septembre, contre +1% de consensus et +1% également un mois avant. Hors ajustements saisonniers, l'indicateur 20-City a augmenté de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre -0,1% de consensus et +0,7% en septembre. Enfin, l'indice grimpe de 13,6% hors ajustements saisonniers et en comparaison de l'an dernier.


L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board est ressorti à 78,1 pour le mois de décembre 2013, contre 76 de consensus et 70,4 en novembre.
L'indice manufacturier PMI de Chicago pour le mois de décembre 2013 a reculé à 59,1, contre 61,3 de consensus de place et 63 en novembre. Par ailleurs, notons que le sous-indice de l'emploi a chuté de 9 points à 51,6 en décembre, au plus bas depuis le mois d'avril.
L'indice de production a décliné à 57,9, contre 64,3 un mois avant. L'indicateur des commandes nouvelles a régressé à 60,7, contre 68,8... Enfin, l'indice des stocks s'est littéralement effondré à 43,9, contre 61,1 en novembre.
Selon le Département américain au travail, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis pour la semaine close le 28 décembre se sont inscrites au nombre de 339.000, contre un consensus de 344.000 et un niveau de 341.000 une semaine avant. La moyenne à quatre semaines ressort à 357.250, contre 348.750 la semaine précédente.
L'indice Markit PMI américain du mois de décembre 2013 est ressorti à 55, contre un consensus de 54,5 et un niveau de 54,7 fin novembre. L'indice était de 54,4 mi-décembre.
L'indice ISM manufacturier américain pour le mois de décembre 2013 est ressorti à 57, contre un consensus de 56,8 et un niveau de 57,3 un mois avant. L'indicateur reste donc très nettement supérieur à la barre des 50, reflétant une forte expansion.


Selon le rapport gouvernemental du jour, les dépenses de construction aux Etats-Unis pour le mois de novembre 2013 sont ressorties en augmentation de 1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1% et après une hausse de 0,9% en données révisées pour le mois d'octobre.


LES VALEURS
* Faurecia gagne 1,5% sur la semaine. La décision de Faurecia de rembourser de façon anticipée ses OCEANE 2015 (émises en 2009) a eu l'effet escompté : les porteurs se sont rués sur la faculté de conversion des titres, pour profiter de la forte hausse du cours. L'équipementier proposait de rembourser 19,526 euros en numéraire par obligation, alors qu'elles avaient été émises à 18,69 euros et permettaient chacune d'acquérir une action Faurecia à ce même prix. Compte tenu d'un cours actuel supérieur à 27 euros, les porteurs ont converti massivement puisque 99,83% des obligations sont concernées, ce qui amène la création de 11.736.190 actions nouvelles aujourd'hui 30 décembre. Outre le renforcement des fonds propres induit par la conversion, l'opération allège la dette nette de la société de 205 millions d'euros environ. Le nombre total d'actions Faurecia en circulation sera désormais de 122.588.135.


* Areva (+4,1% sur la semaine). A l'occasion de la visite du Président de la République François Hollande à Riyad le 30 décembre, EDF et AREVA ont signé deux séries d'accords visant à accompagner le programme saoudien dans le domaine de l'énergie nucléaire. Les deux entreprises ont signé des "Memorandum Of Understanding" (MOU) avec 5 partenaires industriels saoudiens (Zamil Steel, Bahra Cables, Riyadh Cables, Saudi Pumps, Descon Olayan). Ces accords ont pour objectif de développer les compétences industrielles et techniques des sociétés locales. Ils répondent à la volonté d'AREVA et d'EDF de créer un réseau élargi de fournisseurs saoudiens en vue des futurs projets nucléaires dans le pays. Une deuxième série d'accords a été signée avec 4 universités saoudiennes (King Saud University à Riyad, Dar Al Hekma College et Effat University à Jeddah et enfin Prince Mohammad bin Fahd University à Al-Khobar) afin de contribuer au développement des compétences nucléaires dans le pays. L'Institut international de l'énergie nucléaire (I2EN), regroupant les institutions françaises en charge de la formation nucléaire, est également partie prenante de cette deuxième série de MOU.


* Sanofi perd 0,4%. L'agence américaine du médicament a envoyé une "CRL" (lettre de réponse) à Sanofi concernant la demande d'autorisation de mise sur le marché présentée pour Lemtrada (alemtuzumab) dans le traitement de la sclérose en plaques récurrente-rémittente. Cela signifie que le dossier ne peut être accepté à l'état, comme le redoutaient une majorité d'analystes. La FDA estime que Genzyme, la filiale de Sanofi, n'a pas fourni de preuves tirées d'études adéquates et bien contrôlées démontrant que les bénéfices apportés par Lemtrada l'emportaient sur ses effets indésirables graves. Pour le laboratoire, cette décision semble s'appuyer sur la conception des études de phase 3 achevées de Lemtrada contre comparateur actif réalisées chez des patients atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente. La FDA indique également qu'une ou plusieurs études cliniques supplémentaires contre comparateur actif de conception et d'exécution différentes sont nécessaires avant que l'Agence n'approuve la mise sur le marché. Ces conclusions sont contestées "vivement" par Genzyme, qui projette de faire appel. Côté financier, la situation est aussi défavorable pour les anciens actionnaires de Genzyme, qui avaient reçu des options de paiement conditionnel en fonction du calendrier de progression de Lemtrada lorsque Sanofi avait racheté leur société. Le groupe français ne prévoit pas que l'objectif d'approbation de Lemtrada d'ici au 31 mars 2014 outre-Atlantique sera respecté, un événement qui aurait déclenché un versement en numéraire aux porteurs de ces options dites "Certificats de Valeur Conditionnelle" ou "CVR".


* Prologue s'envole de 27% après avoir annoncé que la dette résiduelle due dans le cadre de son plan de continuation avait été ramenée à 2,1 millions d'euros, payables par moitié en novembre 2014 et novembre 2015. Le groupe avait annoncé en juillet son souhait d'obtenir un rééchelonnement de sa dette, et avait engagé des discussions en ce sens. En trois ans, la dette résiduelle est passée de 14,2 à 2,1 millions d'euros. Après le règlement de l'échéance de novembre dernier, Prologue disposait encore de 3 millions d'euros de trésorerie.


* EDF gagne 0,7%. A l'occasion de la visite du Président de la République François Hollande à Ryad en Arabie Saoudite, EDF a signé un accord pour la création d'une co-entreprise avec le groupe saoudien GEHC (Global Energy Holding Company) dans le domaine de l'énergie nucléaire. La co-entreprise aura dans un premier temps pour objectif de réaliser des études de faisabilité dans le cadre du programme nucléaire saoudien, basé sur la technologie française de l'EPR. Pour réduire la part de l`énergie fossile dans sa consommation énergétique, le Royaume d'Arabie Saoudite avait annoncé en juin 2011 son souhait de construire un parc nucléaire d'une puissance de 18 GW. King Abdallah City for Atomic and Renewable Energy est l'entité en charge du développement de ce projet. Pour le PDG d'EDF, Henri Proglio, "cela permettra à EDF et à ses partenaires d'être prêts et reconnus pour les prochaines étapes du programme". Cet accord est vu comme la concrétisation du travail accompli avec Areva par le bureau commun créé dans le pays en 2011.
* Peugeot (+2,7%). Après une chute de 13,3% en 2012, le marché automobile français a terminé 2013 en baisse de 5,5% avec un peu moins de 2,16 millions de véhicules légers immatriculés, dont 1,79 million de voitures particulières et un peu plus de 367.000 utilitaires légers selon les chiffres du Comité des Constructeurs Français. Cette baisse du marché 2013 est finalement un peu moins prononcée que ce qui était redouté grâce au redressement observé sur la fin d'année et tout particulièrement au mois de décembre avec une hausse de 10% qui a profité aux constructeurs français.


* Renault
(stable). Grâce à un mois de décembre explosif (+37%), le groupe Renault parvient presque à stabiliser ses ventes sur l'ensemble de l'année, (-0,7% à 547.695 véhicules légers) et voit sa part de marché se redresser à 25,4% après 24,1% en 2012. Cette performance reste portée par la marque Dacia qui croît de 11% pendant que les volumes de la marque au losange reculent de 2,8%. Pour PSA, les tendances restent poussives avec 650.714 véhicules légers immatriculés sur l'année (-7,2%), ce qui traduit une légère sous-performance de marché. La marque Peugeot a mieux résisté (-5,2%) que Citroën (-7,2%). Chez les constructeurs étrangers, le premium allemand n'a pas réédité ses belles performances 2012, en particulier le groupe Volkswagen (-7,2% sur 2013), BMW (-4,7%) et Mercedes (-1,4%) s'en sortant mieux. Toyota affiche la meilleure performance du marché (+4,4%) tandis que Nissan fléchit de 9,2%. Chez les autres constructeurs européens, Fiat parvient à stabiliser ses ventes mais Ford ou Opel restent dans l'ornière avec des chutes supérieures à 15%. Le palmarès des voitures les plus vendues consacre la Renault Clio 4 (plus de 103.000 ventes) devant la Peugeot 208 (un peu plus de 90.000 ventes) et la Citroën C3 (plus de 53.000 ventes).
Le Directeur Commercial France du groupe Renault, Bernard Cambier, affiche sa confiance pour la performance commerciale 2014 de Renault sur le marché français. "Nous visons une poursuite de notre progression", affirme Bernard Cambier après une année 2013 qui a permis au groupe de redresser sa part de marché à 25,4% après 24,1% en 2012. Ce matin, sur la radio "BFM Business", Bernard Cambier a évoqué une perspective de stabilité du marché automobile français en 2014, "avec une opportunité de +2 à +3%". Un marché automobile français qui sort de trois années de baisse après -1% en 2011, -13% en 2012 et -5,5% en 2013 pour les immatriculations de véhicules légers. "On vient de passer un marché français au plus bas depuis les 20 dernières années", a précisé Bernard Cambier. Parmi les grandes nouveautés attendues en 2014, Renault renouvellera sa Twingo en milieu d'année.


* Airbus Group (+0,3%). EADS a officiellement été renommé ce matin Airbus Group. L'ancien code mnémonique "EAD" laisse sa place à "AIR", tandis que le code ISIN NL0000235190 restera inchangé. Les actionnaires auront à entériner la modification lors de l'assemblée générale annuelle prévue fin mai prochain.


* Archos progresse de 18%. Archos sera présent au salon CES de Las Vegas, grand'messe de l'électronique qui se tiendra du 7 au 10 janvier prochain. L'occasion de dévoiler les "premiers smartphones Android 4G sans abonnement à moins de 200 euros". Le groupe français va commencer par l'Archos 45 Helium 4G et l'Archos 50 Helium 4G, deux terminaux équipés d'Android 4.3 "JellyBean", avec un accès complet au Google Play Store. Ils seront vendus à partir de 199,99 euros désimlockés, ce qui signifie qu'ils seront disponibles chez n'importe quel opérateur. Les deux smartphones partagent un processeur Qualcomm quatre-coeurs cadencé à 1,4 GHz, le même système d'exploitation et une mémoire RAM de 1GB LPDDR3 600 MHz. L'Archos 50 se distingue par une capacité de stockage plus importante, un écran plus grand et une caméra plus performante. Les terminaux sont compatibles avec tous les opérateurs proposant la 4G, assure Archos.


* Eutelsat rebondit de 2,9%. L'opérateur satellitaire a bouclé le rachat de Satmex, l'opérateur mexicain qui va lui ouvrir les portes d'une meilleure couverture de l'Amérique Latine. Les analystes sont plutôt confiants après cette opération. Un bureau d'études parisien met ce matin en avant l'amélioration du profil de croissance d'Eutelsat après l'acquisition.


* Rémy Cointreau perd 2,7%. Le directeur général, Frédéric Pflanz, a démissionné "pour convenance personnelle". Il reste au sein du groupe comme directeur du développement, en charge de missions spécifiques qu'il a déjà initiées. Le conseil d'administration a désigné son président, François Hériard Dubreuil, pour assurer à titre transitoire les fonctions de directeur général. Il a précisé que la stratégie du groupe demeure inchangée.

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  • M4328752 le vendredi 3 jan 2014 à 23:05

    Un rebond sur une bulle !