Le CAC 40 retrouve les 3700 points

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(lerevenu.com) - LA TENDANCE

Le discours "ultra-accommodant" du patron de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, hier soir devant le Congrès a également fait mouche. 
Wall Street affiche cependant une certaine prudence ce jeudi, après des chiffres décevants du PIB et à la veille des coupes automatiques dans les dépenses publiques aux Etats-Unis. Les bonnes nouvelles venues du marché de l'emploi américain soutiennent malgré tout quelque peu les marchés, tout comme l'indice manufacturier PMI de Chicago. 

ECO ET DEVISES

D'après la nouvelle estimation du gouvernement américain dévoilée ce jour, le PIB des Etats-Unis pour le quatrième trimestre 2012 a progressé sur un rythme annualisé de seulement 0,1%, contre -0,1% précédemment estimé et +0,5% de consensus de place. Il s'agissait de la seconde estimation de ce PIB trimestriel. L'indice de prix rattaché au PIB a quant à lui augmenté au rythme de 0,9% hors alimentaire et énergie, contre +0,6% de consensus et +0,6% précédemment évalué. Le rythme de croissance du troisième trimestre, en comparaison, était de 3,1%. Malgré la croissance de la construction résidentielle et l'amélioration venue des exportations, le PIB du dernier trimestre 2012 confirme donc un franc ralentissement, avec le déclin des dépenses gouvernementales et la moindre hausse des stocks des entreprises.

Le Département US au Travail vient d'annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont reculé de 22.000 sur la semaine antérieure à 340.000. Un chiffre meilleur qu'attendu puisque le consensus Bloomberg tablait sur 360.000 nouvelles demandes. 
La moyenne à quatre semaines atteint 355.000 pour la période terminant le 23 février. Un chiffre en repli de 6.750 par rapport à la semaine précédente. 

Le taux de chômage indemnisé lors de la semaine close le 16 février atteint 2,4%, en baisse de 0,1% par rapport à la semaine précédente. Le nombre de chômeurs indemnisés sur la même période s'établit à 3,07 millions, en baisse de 91.000 par rapport à la semaine précédente.

L'indice manufacturier américain PMI de Chicago a atteint 56,8 en février 2013, contre un consensus de 54 et un niveau de 55,6 en janvier. L'indicateur traduit une légère accélération de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région ce mois.
L'euro campe sur les 1,31/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

* Essilor
grimpe de 6% proche de 80 Euros. La croissance 2012 des ventes d'Essilor a atteint 19,1%, soit un revenu de 4,989 milliards d'euros, dont 8% sur une base comparable en matière de change et de périmètre. La "contribution des activités" ressort à 894 millions d'euros, en hausse de 19,5%, ce qui permet de maintenir la marge à 17,9%. Le résultat opérationnel s'apprécie de 21,8% à 832 millions d'euros et le bénéfice net part du groupe de 15,5% à 584 millions d'euros. La génération de cash-flow libre a été robuste à 597 millions d'euros (29%). Le leader mondial de l'optique ophtalmique propose un dividende de 0,88 euro, en légère hausse par rapport à celui versé précédemment (0,85 euro). Essilor entend continuer à profiter de la manne que représente son marché, puisque le management estime que sur les 4,2 milliards de personnes dans le monde ayant un défaut visuel, 2,5 milliards ne bénéficient toujours pas de correction.

* EADS grimpe encore de 5,5%, après un gain de déjà 6,5% hier. EADS a annoncé hier viser pour 2013 une "nouvelle amélioration de son bénéfice d'exploitation avant exceptionnels" rapportée à une croissance "modérée" de son chiffre d'affaires. Le groupe a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 56,48 milliards d'euros, en hausse de 15%. Le bénéfice d'exploitation avant exceptionnels a augmenté de 68% à 3 Milliards d'euros en 2012 et EADS vise une nouvelle hausse à 3,5 MdsE en 2013. Le bénéfice net a progressé de 19% à 1,228 milliard d'euros. EADS va proposer un dividende de 0,60 euro par action au titre de 2012, contre 0,45 euro pour le compte de l'exercice 2011.

* Ubisoft : +5% en compagnie de Teleperformance et ADP

* Faurecia : +3,5% suivi de Sopra, Bureau Veritas

* Iliad gagne 2%. Le chiffre d'affaires 2012 d'Iliad a atteint 3,153 milliards d'euros, soit 48,6% de plus qu'en 2011. Sur le seul 4ème trimestre, les revenus sont en hausse de 63,7% à 890 millions d'euros. Si le fixe progresse de 9,4% sur l'année, c'est évidemment le mobile qui fait exploser la croissance, avec un chiffre d'affaires de 843,9 millions d'euros en 2012. Côté abonnés, la société affiche 5,205 millions d'abonnés mobiles au 31 décembre 2012, et 5,364 millions d'abonnés haut débit. Comme le pensaient certains analystes, le nombre de clients mobiles devrait rapidement dépasser le total des abonnés fixes. Free Mobile détient ainsi près de 8% du marché mobile moins d'un an après son lancement. "Au cours du 4ème trimestre, le groupe a poursuivi son excellente dynamique de recrutement d'abonnés avec 800.000 nouveaux abonnés nets de résiliations, soit une part de marché de 67% des nouveaux abonnés", se réjouit l'opérateur.

* Air France KLM : +2% suivi de Alstom, Altran

* Renault : monte de 1,5% avec Schneider, PPR, Suez, Lagardere

* Veolia Environnement : +1%. Le groupe a achevé 2012 sur un chiffre d'affaires de 29,439 milliards d'euros, en croissance de 1,5% sur une base comparable en matière de change et de périmètre par rapport à 2011, pour une "capacité d'autofinancement opérationnelle" de 2,723 milliards d'euros, en retrait de -6,2% sur la même base. Le résultat opérationnel récurrent chute de 24,5% à 1,194 milliard d'euros, mais le bénéfice net part du groupe atteint 394 millions d'euros, contre une perte (retraitée) de -490 millions d'euros un an avant. Veolia a dégagé un cash-flow avant cessions financières nettes et dividendes de 89 millions d'euros sur l'année. Grâce aux cessions, il atteint 3,673 milliards d'euros en données brutes. La dette financière nette est passée, en un an, de 14,73 à 11,28 milliards d'euros. Le consensus de marché était positionné à 29,29 milliards d'euros de revenus, 2,68 milliards d'euros de capacité d'autofinancement et 183 millions d'euros de bénéfice net. Le groupe de services collectifs va proposer un dividende de 0,70 euro au titre de 2012, payable en numéraire ou en actions. L'accent continuera à être mis cette année sur le désendettement, avec la poursuite du programme de recentrage, en particulier la dilution annoncée dans la co-entreprise Veolia Transdev. Fin 2013, Veolia pense être en mesure de ramener sa dette financière nette ajustée entre 6 et 7 milliards d'euros, et de ramener son ratio d'endettement autour de 3 fois (à 5% près) en 2014, contre 3,26 fois fin 2012. En outre, la société a confirmé les objectifs fixés lors de la journée investisseurs du 6 décembre 2011 et révisés lors la publication des comptes du premier semestre 2012

* Lagardere : +1% avec Fimalac, Thales

* GDF SUEZ : +0,5%. Le groupe a fait progresser de 7% à 97 milliards d'euros son chiffre d'affaires 2012, dont 5,8% en données organiques, pour un EBITDA qui s'est apprécié de 3% (+3,6% en organique) à 17,03 milliards d'euros, et un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros, qui pâtit de 2 milliards d'euros de dépréciations. Sur une base récurrente, le bénéfice net aurait atteint 3,8 milliards d'euros, soit une croissance de 11% par rapport à 2011. Le consensus visait 93,55 milliards d'euros de revenus, 17,06 milliards d'euros d'EBITDA et 3,62 milliards d'euros de bénéfice net. Côté bilan, la dette nette recule de 2 milliards d'euros à 43,9 milliards d'euros, tandis que la liquidité du groupe ressort à 20,8 milliards d'euros, dont 10,3 milliards d'euros en trésorerie. Le cash-flow opérationnel s'est établi à 12,1 milliards d'euros. La direction propose le versement d'un dividende de 1,50 Euro, stable.

VALEURS EN BAISSE

* Steria
décroche de 10%, de retour sous les 13 euros, sanctionné après une publication jugée décevante par le marché. La SSII a enregistré en 2012 un Résultat Net part du Groupe de 35,6 ME, pour un chiffre d'affaires en hausse de 4,6% dont +2,4% en organique à 1,827 MdE. La marge opérationnelle du Groupe s`est établie à 117,4 ME correspondant à un taux de marge de 6,4%, soit au-dessus du plancher de 6% donné comme objectif lors de la publication des résultats semestriels 2012. Le repli du taux de marge par rapport à 2011 s`explique principalement par un contexte prix difficile et par une progression du niveau moyen des intercontrats dans un marché volatile. Le consensus tablait sur un profit de 45 ME pour des revenus de 1,855 MdE. Pour l`exercice 2013, le Groupe a pour objectif une croissance organique du chiffre d`affaires. Par ailleurs, l`état d`avancement du plan 3P permet au Groupe de confirmer son objectif de progression du taux de marge opérationnelle par rapport à celui de l`exercice 2012. Enfin, le groupe a pour objectif une génération de cash flow net (après dividendes) positive permettant une réduction de l`endettement financier net.
Il s'agit d'une publication mitigée de la part de Steria, les résultats du groupe étant une nouvelle fois pénalisés par des charges exceptionnelles importantes et une génération de FCF décevante, note Aurel.
Le CM-CIC aussi évoque une publication mitigée, qui confirme les difficultés opérationnelles du groupe (baisse de la MOC dans chacune des régions). Il parait trop tôt pour jouer le succès du plan 3P, d'autant plus que le groupe affiche un gearing de près de 70% et qu'une nouvelle dégradation de la demande ou de ses performances opérationnelles mettrait en risque ses covenants, ajoute le broker qui reste à "alléger" sur le dossier avec un objectif de cours inchangé à 13 euros.

* CGG plonge de 8,8%, au plus bas depuis le mois de juin dernier, lourdement sanctionné après ses résultats annuels et des perspectives décevantes. Le groupe parapétrolier a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 3,41 Milliards de dollars, en croissance de 7%, pour un EBITDA de 1,01 Md$ (+22,6%) et un résultat opérationnel de 365 M$ (+78%), portant la marge à 11%. Le bénéfice net a atteint 123 M$ et le cash-flow 921 M$, dont 63 M$ pour le cash-flow libre. Ces chiffres s'entendent après retraitement des exceptionnels liés à l'acquisition de Fugro Geoscience. Le consensus de marché attendait notamment mieux en matière de résultat opérationnel, à 383 M$... Le carnet de commandes s'établit à 1,240 Md$ à fin décembre 2012, dont 1,080 Md$ dans les services et de 160 M$ chez Sercel. Pour 2013, CGG prévoit une hausse de 25% de son CA, (soit environ 4,26 Mds$) dans un contexte de stabilisation du marché des équipements après plusieurs années de croissance, en particulier dans les équipements terrestres, où il est dépendant du lancement d'équipes à grand nombre de traces. L'activité de services sismiques reste bien orientée. Cette prévision de croissance est inférieure aux attentes du consensus, note le CM-CIC.
Le challenge de l'exercice en cours reste bien évidemment l'intégration des actifs Geoscience de Fugro à compter du 31 janvier 2013 (date du closing), estime Oddo. Depuis fin 2012, le titre s'est replié de 20% en valeur absolue, mouvement accentué à compter du warning réalisé début janvier. En relatif, le titre sous-performe largement l'échantillon de valeurs sismiques du broker de l'ordre de 22% depuis novembre 2012. Du fait d'une visibilité qui demeure limitée sur le rythme de l'intégration et de contribution du nouveau périmètre, le courtier reste "neutre" sur le dossier.

* Arkema : perd 4%. Le chimiste a déçu les attentes de la place avec une publication mi-figue, mi-raisin. Si le dividende est en hausse, les marges ont reculé en 2012 et la visibilité sur l'année en cours est faible.

* Ingenico : -3,5%. Sans intégrer l'impact de l'acquisition d'Ogone qui devrait être finalisée à la fin du premier trimestre, Ingenico prévoit pour 2013 une croissance de son chiffre d'affaires supérieure ou égale à 8% à données comparables et une marge d'EBITDA supérieure à 18,5%. En 2012, le résultat net est ressorti en forte progression à 97 ME contre 56 ME en 2011.

* Bouygues qui a grimpé de 13,2% hier mercredi, redonne 1,5%. GFC Construction et Bouygues Bâtiment Ile-de-France, filiales de Bouygues Construction, vont démarrer les travaux d'une tour de bureaux à Lyon, pour un montant de 124 millions d'euros. Réalisé pour Sogelym Dixence et baptisé "Incity", ce bâtiment sera le plus haut de la ville, sa flèche métallique culminant à 200 mètres de hauteur. Elle dépassera ainsi le "Crayon" de la Part-Dieu, jusqu'alors plus haute tour de Lyon. La construction durera plus de deux ans et demi (32 mois), pour une livraison programmée fin 2015.

* France Telecom reperd 1%. L'agence Standard & Poor's Ratings avait avoir placé hier la note crédit long terme ('A-') de France Telecom sous surveillance avec implication négative suite à la publication des résultats annuels de l'opérateur. 

* STM : -0,5% avec Vallourec et Atos.

Finance Plus, édité par lerevenu.com

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