Le CAC 40 clôture en hausse de 0,57%

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(lerevenu.com) - Les investisseurs attendent désormais d'en savoir plus sur la première réunion de l'année des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, avec la nomination probable du ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, à la tête de l'Eurogroupe, à la place de Jean-Claude Juncker.
Par ailleurs, il n'y aura pas de publications de statistiques outre-Atlantique. Aux Etats-Unis, les élus républicains au Congrès ont accepté de faire un geste (limité) sur le plafond de la dette (16.400 Milliards de Dollars). Celui-ci va être relevé, mais seulement pour une durée de trois mois... En effet, pour pérenniser une hausse de ce plafond, les Républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants, veulent que les Démocrates, majoritaires au Sénat, votent de fortes coupes budgétaires...



ECO/DEVISES

Le débat sur le plafond de la dette continue d'empoisonner la vie politique américaine... A la veille du week-end et juste avant l'investiture de Barack Obama pour son deuxième mandat, les élus républicains au Congrès ont accepté de faire un geste (limité) sur le plafond de la dette... Celui-ci va être relevé, comme le souhaite le président américain, mais seulement pour une durée de trois mois ! En effet, pour pérenniser une hausse de ce plafond, les Républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants, veulent que les Démocrates, majoritaires au Sénat, votent de fortes coupes budgétaires... "La semaine prochaine, nous allons autoriser un relèvement temporaire du plafond de la dette pour une durée de trois mois pour donner le temps au Sénat et à la Chambre d'adopter un budget", a déclaré Eric Cantor, le chef de file des républicains à la chambre. De son côté, la Maison Blanche a bien accueilli cette initiative, mais à condition qu'elle ne s'accompagne pas de réductions des dépenses budgétaires supplémentaires. Il est donc à craindre que le jeu du chat et de la souris auquel se livrent Démocrates et Républicains depuis des mois, ne se poursuive encore pendant de longues semaines...

Sauf coup de théâtre, le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem devrait être désigné ce soir président de l'Eurogroupe, le conseil des ministres des Finances de la zone Euro. Ce responsable social démocrate a désormais obtenu le soutien de la plupart de pays-membres, notamment de son prédécesseur, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui occupait le poste depuis 8 ans... De fait, la nomination de Jeroen Dijsselbloem, inconnu des milieux financiers et plus célèbre dans son propre pays dans d'autres domaines (éducation, agriculture...), apparaît comme un compromis sur fond de désaccord franco-allemand... La France s'est en effet opposée à la candidature du ministre allemand Wolfgang Schäuble, mais n'est pas allée jusqu'à imposer son propre candidat, Pierre Moscovici, un temps pressenti. La chancelière allemande Angela Merkel a alors proposé une candidature tierce, celle de M. Dijsselbloem, un choix qui devrait donc être entériné par défaut ce soir...

Attention, deuxième crise budgétaire en vue ! Alors que la première n'est pas finie, Fitch Ratings attire l'attention sur les conséquences du vieillissement de la population dans une étude diffusée aujourd'hui. Pour l'agence, cette problématique constitue une perspective de "second choc budgétaire à terme". Le bureau d'études s'est appuyé sur un pays européen 'médian' imaginaire pour déterminer que, sans réforme d'ampleur, le vieillissement de la population va dégrader le budget de 0,6% du PIB en 2020 et de 4,9% en 2050, ce qui aboutirait à une aggravation des déséquilibres actuels... Fitch concède que peu de nations européennes font face à un problème imminent de ce point de vue, mais exhorte les Etats à procéder à des réformes pour éviter d'être soumis à cette pression ultérieurement. L'agence en veut pour exemple les cas de l'Italie ou de la Grèce, où des réformes majeures ont permis de neutraliser l'effet du vieillissement de la population sur les finances publiques.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,3316$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 95,6$ et le Brent s'affiche à 110,6$.

VALEURS EN HAUSSE

* Technicolor s'offre un gain de 13,4%. En fin de semaine dernière, le site américain Cnet a publié un article élogieux sur le service M-Go du groupe, une application gratuite qui permet d'accéder à des contenus de divertissement via une seule plateforme aux Etats-Unis. Celle-ci est par exemple disponible dès le mois en cours sur les télévisions Samsung et Vizio, et le sera sur LG en avril. C'est déjà le cas sur les tablettes Samsung et les principaux navigateurs web. Cnet souligne que l'offre est un nouveau concurrent pour Amazon et Vudu, sans pour autant être restrictive puisque si M-Go ne trouve pas le contenu recherché par le consommateur, il invite à aller voir sur les plateformes concurrentes. La technologie qui se cache derrière le service est la même que celle de Lovefilm au Royaume-Uni, également développée par Technicolor.

* Air France KLM débute la semaine pied au plancher, en hausse de 4%. Le titre du transporteur aérien est soutenu, non pas par les intempéries qui obligent la compagnie à annuler une bonne partie de son programme de vols depuis deux jours, mais par une note du Crédit Suisse. La banque helvète a relevé de "sous-performance" à "neutre" sa recommandation sur la valeur. L'objectif de cours est également fortement rehaussé de 3,55 à 8,75 Euros.

* ArcelorMittal grimpe de 3,9% et enregistre ainsi une troisième séance consécutive de progression.

* Carrefour repart de l'avant sur un gain de 2,5%. Le crédit Suisse, qui était déjà optimiste sur le dossier, avec une recommandation à "surperformance", a décidé de le faire entrer dans sa liste de valeurs préférées. Cela coïncide avec une révision en hausse de l'objectif de cours de 20 à 25 euros, qui matérialise une prime sur le secteur, justifiée, selon le courtier, par le potentiel de redressement du distributeur.

* Veolia Environnement monte de 2,4% et affiche quatre séances de hausse consécutive.

* Areva gagne 1,7%, le groupe a signé auprès de 19 banques, une ligne de crédit syndiqué de 1,25 milliard d'euros, d'une durée de 5 ans. Elle remplace le précédent crédit syndiqué non-tiré venant à échéance en 2014. Cette nouvelle facilité complète le dispositif de financement du groupe, renforçant ainsi sa structure financière. Elle permet également d'allonger la maturité moyenne des ressources disponibles du groupe, "conformément à sa politique de gestion prudente de la liquidité".

* France Telecom (+1,2%). France Telecom (acheter, objectif 11,50 Euros), SES (acheter, objectif 25,50 Euros) et Eutelsat ("acheter", objectif 30 Euros) font partie des valeurs des télécommunications préférées de Jefferies en Europe, alors que Bouygues ("sousperformance", objectif 16 Euros) est dans la liste de ses quatre dossiers à éviter. Le courtier espère que la performance médiocre du secteur va toucher à sa fin avec la stabilisation de ses résultats au second semestre 2012.

VALEURS EN BAISSE

* Atari perd 3,3%. La cotation des actions (FR0010478248), des obligations (FR0010560615, FR0010690081, FR0010696153 et FR0010833053) et des obligations convertibles (FR0010032839) Atariest suspendue sur le marché parisien, à la demande de la société, dans l'attente d'un communiqué et jusqu'à nouvel avis, selon la formule consacrée. Des échanges ont malgré tout eu lieu en matinée, jusqu'à 9h59 sur le dossier. Les filiales américaines d'Atari ont décidé de faire sécession et de se placer sur le régime de la loi sur les faillites américaines, pour s'émanciper du holding français Atari SA perclus de dettes. Il est encore trop tôt pour savoir dans quelle mesure les activités américaines, détenues à 100%, pourraient s'affranchir de leur maison-mère, ni dans quelles conditions. La réaction d'Atari SA, très attendue, pourrait permettre d'y voir plus clair dans ce dossier très complexe, puisque l'entreprise vit à crédit depuis une dizaine d'années et que de multiples produits financiers et actionnaires différents ont contribué à la maintenir en vie. S'ajoute à cela d'autres problématiques complexes, comme le fait que certains titres ont été apportés en garantie à BlueBay, le principal bailleur de fonds, dans le cadre d'opérations de nantissement. Selon le dernier document de référence annuel d'Atari, Atari SA possède 100% du capital d'Atari Interactive et de California US Holding, cette dernière possédant elle-même 100% d'Atari Inc et d'Humongous. Ce sont ces quatre dernières entités qui ont fait appel à la procédure dite de "Chapter 11". La holding française possède également la totalité du capital d'Atari Europe SAS (qui détient 100% de la filiale Atari UK Publishing), 100% du studio lyonnais Eden et 100% d'Atari Distribution Japan KK. L'équation se corse quand on sait que selon les accords initiaux signés avec Bank of America, récupérés par BlueBay, le fonds dispose en sûreté du nantissement des actions d'Eden, Atari Interactive, Atari Inc et Atari Europe SAS, mais aussi du nantissement de certaines marques et composants de jeux édités en Europe.

* LVMH cède 1%. Le secteur du luxe est affecté par la publication décevante de Richemont ce matin. Richemont, qui détient notamment le joaillier Cartier, a émis des prévisions prudentes après avoir annoncé des ventes en hausse de 5% au titre de son troisième trimestre, contre une hausse de 7,6% anticipée par le consensus.

* EADS perd 0,8%. Thales Alenia Space et Astrium (filiale d'EADS) ont obtenu le contrat de livraison en orbite du satellite BADR-7 d'Arabsat, que le consortium a d'ores et déjà commencé à construire. La filiale d'EADS fournira sa plateforme Eurostar E3000 et se chargera de l'intégration, tandis que celle de Thales concevra et apportera la charge utile. Il s'agira du premier satellite de la sixième génération Arabsat, et sera co-localisé avec sur 26 degrés Est, la position phare pour la vidéo.

* PPR recule aussi de 0,2%.

Finance Plus, édité par Lerevenu.com
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