Le CAC 40 clôture en baisse de 0,7%

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L'indice parisien a ainsi terminé sa course en baisse de 0,71% aujourd'hui, à 3.921 pts. Les investisseurs ont donc choisi la prudence après certains indicateurs chinois et américains décevants. Du côté des sociétés, l'actualité reste calme en ce début du mois de juin. De son côté, Wall Street se montre hésitant actuellement, alors que le rapport mensuel de l'emploi sera publié vendredi prochain outre-Atlantique.

ECO/DEVISES

L'activité manufacturière s'est-elle améliorée ou dégradée en Chine le mois dernier ? Deux indicateurs ont donné ce week-end des signes contradictoires à ce sujet : l'indice PMI manufacturier officiel est ainsi ressorti meilleur que prévu, à 50,8 contre 50,6 en avril, mais l'indice PMI calculé par la banque HSBC Markit (version définitive) s'est affiché en baisse à 49,2 contre 50,4 en avril, un chiffre inférieur à 50 signifiant une contraction de l'activité. C'est la première fois en 7 mois que HSBC mesure une contraction.

A Tokyo, la vive correction entamée mi-mai se poursuit, l'indice Nikkei a encore cédé 3,7%.

L'indice ISM manufacturier américain pour le mois de mai 2013 est ressorti décevant, à seulement 49 contre un consensus de 51. Inférieur à la barre des 50, cet indice signale une contraction légère de l'activité manufacturière nationale américaine le mois passé.

Selon le rapport gouvernemental du jour, les dépenses de construction pour le mois d'avril 2013 aux Etats-Unis ont augmenté de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1% et après un repli de 0,8% en mars (-1,7% précédemment estimé pour le mois de mars). En comparaison d'avril 2012, les dépenses de construction ont progressé de 4,3%.

Le président de la BCE s'est montré prudemment optimiste pour l'économie européenne. Mario Draghi a ainsi indiqué ce matin, lors d'une conférence à Shanghai que "notre scénario de base continue d'être celui d'une amélioration très graduelle commençant dans la dernière partie de l'année". La situation économique de la zone Euro "reste difficile", mais il y a "quelques signes d'une possible stabilisation", a souligné le patron de la BCE.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,3084$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 93,2$ et le Brent s'affiche à 102,1$.

VALEURS EN HAUSSE

* Solvay remonte de 2,3% après avoir aligné trois séances consécutives de baisse.

* EDF prend 1,4% après deux séances stables.

* Rexel progresse de 1,3%. SocGen a confirmé ce matin son opinion "conserver" et sa recommandation à 18 Euros sur le dossier.

* Veolia gagne aussi 0,9% après avoir cédé 0,2% vendredi.

* Michelin gagne 0,5% malgré les chiffres encore déprimés des ventes d'automobiles neuves en France au mois de mai.

VALEURS EN BAISSE

* Nexans cède 4,9% après une forte hausse en fin de semaine dernière. Nexans dispose désormais d'une offre de câbles "FTTA" (fibre jusqu'à l'antenne), qui permet d'assurer la liaison entre les données à haut débit de la station émettrice de base et les antennes ou unités radio distantes, dans le cadre du déploiement des nouveaux réseaux mobiles par les opérateurs de télécommunications. Les solutions proposées comprennent les câbles d'énergie en cuivre et les liaisons de données en fibre optique, destinés aussi bien aux projets de création de réseau que de mise à niveau.

* Ingenico chute de 3,4%. Berenberg a dégradé de "conserver" à "vendre" sa recommandation sur le dossier, qu'il valorise 40 Euros par action.

* Publicis cède encore 2,4% après avoir déjà perdu 2% vendredi.

* EADS cède 2,4%. Airbus prépare le Salon du Bourget, qui se tiendra du 17 au 23 juin prochain. Deux appareils tiendront la vedette pour les phases statiques et les démonstrations en vol : l'A400M de transport militaire et l'A380, le plus gros appareil de transport de passagers du monde. L'avionneur profitera de la manifestation pour livrer quelques appareils à leurs clients, dont un A320 équipé des systèmes de bout de voilure "sharklets", un gros porteur A330 et un avion de transport et de surveillance C295. Airbus prévoit aussi de présenter un A318ACJ, la version jet d'affaires de l'appareil, en phase statique. Les visiteurs auront aussi droit, dans le pavillon EADS, à une maquette grandeur nature du poste de pilotage de l'A350 XWB, et à une coupe transversale de la cabine du futur appareil. Le groupe EADS présentera pour sa part de nombreuses innovations qui devraient se retrouver dans le futur sur les appareils exploités, ainsi que ses avancées en matière de carburants alternatifs. Beaucoup d'observateurs se demandent s'ils verront plus qu'une maquette d'éléments de l'A350 XWB.

* Renault perd 2%. Après une légère amélioration en avril (-5%), la tendance du marché automobile français est restée en berne au mois de mai, le nombre d'immatriculations de véhicules légers reculant de 10,5% par rapport à mai 2012 d'après les derniers chiffres du Comité des Constructeurs Français d'Automobiles. Avec 893.673 véhicules légers neufs immatriculés sur les cinq premiers mois de l'année, le marché automobile français affiche encore un recul de 11,5% et de 10,6% à nombre de jours ouvrables comparables par rapport à la même période de 2012. Par constructeurs, Renault n'a pas réédité sa bonne performance d'avril, le groupe au losange voyant ses immatriculations chuter de 19% en mai (-22% pour la marque Renault et -1,6% pour Dacia). PSA a limité le repli de ses immatriculations à -7,6% grâce à la surperformance de la marque Peugeot (-3,7%). Depuis le début de l'année, PSA enregistre une baisse de ses immatriculations françaises de 13,7% (-10,6 pour Peugeot et -17,2% pour Citroën) quand celles de Renault reculent de 11,7% dont -16% pour la marque au losange et +15% pour Dacia.

* Vallourec recule encore de 1,8% et enregistre ainsi une quatrième séance consécutive de baisse.

* Sanofi perd 1,5%. Mauvaises nouvelles pour le groupe, qui doit mettre un terme au développement de deux produits en phase avancée, après des résultats qui n'ont pas été à la hauteur des attentes. En premier lieu, et après l'étude ECLIPSE de phase III concernant l'iniparib dans le cancer épidermoïde du poumon non à petites cellules, le critère d'évaluation principal n'a pas été atteint. Aucune amélioration statistiquement significative liée au traitement n'a pu être constatée. Le laboratoire ajoute que les premiers résultats de l'étude de phase 2 d'iniparib dans le traitement du cancer des ovaires résistant au platine ne justifient pas la poursuite du développement du candidat-médicament pour cette population de patientes. En conséquence, le programme iniparib est stoppé en interne, ce qui entrainera une dépréciation de 285 millions de dollars après impôt sur le résultat net consolidé (ou environ 219 millions d'euros). Cette charge non monétaire n'aura pas d'impact sur le bénéfice net des activités, l'indicateur dont se sert la société pour communiquer. Quant aux premiers résultats de l'étude de phase III pour le composé expérimental anticoagulant otamixaban, c'est également un échec par rapport au critère d'évaluation principal de supériorité par rapport aux traitements existants. En conséquence, Sanofi a décidé de mettre un terme au programme expérimental avec otamixaban, un inhibiteur injectable du facteur Xa.

* Accor reperd 1,3% après avoir aligné deux séances de rebond.

Finance Plus, édité par lerevenu.com

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