Le CAC 40 a gagné 6,5% en septembre

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Après avoir grimpé durant la première quinzaine de septembre, l'indice phare de la Bourse de Paris a joué au yo-yo. Les quatre dernières séances se sont inscrites dans le rouge. Les dettes européennes continuent de faire peur, tandis qu'aux Etats-Unis, la santé économique est fragile.

Pour les marchés financiers européens, la rentrée aura été positive. Sur le mois de septembre, le CAC 40 a gagné 6,5% pour s'inscrire à 3717,12 points, malgré les quatre dernières séances, toutes en territoire négatif. A Londres, le Footsie a grimpé de 6,7% et à Francfort, le Dax a pris 5,4%.

Ce mois écoulé a permis à l'indice parisien de récupérer une partie du terrain perdu et affiche désormais un léger déficit de 5,6% depuis le début de l'année. C'est essentiellement la première quinzaine de septembre qui a permis une telle peformance mensuelle. Les marchés à Paris ont été soutenus par les indices américains, qui sont en train d'enregistrer leur meilleure performance mensuelle depuis... 1939 !

Ce jeudi, le CAC 40 a encore fait du yo-yo au rythme des nouvelles européennes le matin - l'Europe est secouée par une nouvelle vague d'inquiétudes sur les dettes souveraines de certains Etats, Espagne et Irlande en ligne de mire - et les humeurs à Wall Street, très changeantes.

Après avoir affiché un recul maximal de près d'1%, la révision à la hausse de la croissance américaine a relancé le CAC 40 ce jeudi. Mais pas pour longtemps : le CAC a terminé en repli de 0,59% à 3715,18 points.

La croissance revue à la hausse et la baisse des inscriptions au chômage outre-Atlantique sont donc venus apaiser les marchés inquiets après que Moody's a dégradé d'un cran la note de la dette espagnole. Toutefois les investisseurs s'attendaient à un abaissement de deux crans. Mercredi, Wall Street n'a pas rassuré avec une clôture en baisse au terme d'une séance très volatile.

Sur le front macroéconomique, la dette publique de la France (État, Sécurité sociale et collectivités locales) s'élève, au deuxième trimestre 2010, à 1591,5 milliards (+56 milliards d'euros), soit environ 82,9 % du PIB.

En Allemagne, le taux de chômage a reculé au mois de septembre, passant à 7,2 % contre 7,6 % en août. Le pays compte 3,031 millions de chômeurs, soit 157.000 de moins qu'en août en chiffres bruts et 40.000 en chiffres corrigés des variations saisonnières.

Accor et les valeurs bancaires malmenées

Parmi les plus fortes hausses du CAC 40 ce jeudi, on retrouve Renault (+2,17%) et Accor (+0,83%) qui s'est bien rattrapé après un début de séance dans le rouge Le groupe hôtelier était la lanterne rouge alors que l'introduction en Bourse de Lucien Barrière, prévue vendredi initialement, a été annulée.

A l'inverse, parmi les baisses, on retrouve Crédit agricole (-3,45%), Natixis (-2,33%), BNP Paribas (-1,77%) et Axa (-1,5%) : les bancaires continuent de subir les craintes européennes.

L'inquiétude sur la santé du système financier irlandais plombe les valeurs de tout le secteur européen. Ce jeudi matin, la banque centrale du pays a annoncé que le coût du sauvetage d'Anglo Irish Bank serait porté à 34 milliards d'euros, et qu'Allied Irish Banks (AIB) devra lever 3 milliards d'euros supplémentaires.

Par ailleurs, Société Générale (-2,27%) a obtenu de la justice américaine le retrait d'une plainte en liaison avec les pertes subies par la banque dans l'affaire Kerviel.

EADS tombe de 2,4% alors que l'euro poursuit sur sa lancée et cote plusd e 1,36 dollar ce jeudi soir.

Bolloré (-0,09% à 158,7 euros) sera en mesure de livrer 40.000 véhicules électriques Blue Car par an d'ici à 2013, selon son président Vincent Bolloré. Les actions reculent de 1,07 % à 157,15 euros.

Les Nouveaux Constructeurs (LNC) (-3,04% à 6,70 euros), promoteur immobilier, a annoncé ce jeudi avant Bourse avoir réalisé un bénéfice net de 2,1 millions d'euros au premier semestre 2010, contre une perte de 8,8 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a reculé de 14 % à 220 millions d'euros. Pour la suite, le groupe pense que « la rentabilité devrait rester positive tout en étant encore impactée par les ventes à faible marge de l'année 2008 ».

Sanofi-Aventis (-1,19% à 48,87 euros) a indiqué jeudi avoir réussi les derniers tests précédant la demande de commercialisation de son antidiabétique lixisénatide.

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