Le cœur de Palmieri

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Le cœur de Palmieri
Le cœur de Palmieri

La mâchoire carrée, le poil long et le regard un peu fou, Julian Palmieri n'est pas le meilleur joueur du championnat. Mais il est de ceux qui ne lâchent jamais. Et en Ligue 1, c'est déjà beaucoup. Entre des échecs récurrents, une grosse sortie de route et un "voyage spirituel", retour sur une carrière déjà bien fournie.

C'est une période dont très peu peuvent témoigner. Il y a d'abord ceux qui n'en "savent pas assez". Puis les autres, ceux qui estiment que "ce n'est pas à (eux) de le faire". Tous, en revanche, s'accordent à dire que l'espace de quelques mois, Julian Palmieri "a été perdu pour le football". Pour plus de détails, c'est lui qu'il faut contacter. S'il le souhaite. "Il en a déjà parlé, maintenant c'est derrière lui, il n'y a pas de problème", souffle son agent et ami Christophe Vecchioni. "Julian, c'est devenu la famille, explique-t-il, c'est comme mon petit frère." Seulement, à la différence de la plupart des fratries, le benjamin n'a pas pu se prémunir des erreurs de l'aîné. À 15 ans, le petit barbu est pourtant promis à l'aile gauche lyonnaise où il a effectué la première partie de sa formation, mais il est repoussé en Corse, à Bastia. Puis repoussé à Crotone, en D2 italienne, cinq ans plus tard. Puis repoussé hors du foot, finalement, l'année d'après. Neuf mois à bosser les mains dans le pétrole pour une boîte d'intérim tenue par son père, à boire, à faire des insomnies. Pile le temps d'une grossesse, comme pour accoucher d'un nouvel homme et d'une nouvelle vie : "Cet épisode a été une grosse épreuve pour lui, détaille Yves "Tonton" Pianelli, président de la formation bastiaise et proche du joueur. Ce n'était même pas un retour aux sources, c'était un retour à la cave."

Le justicier


Pour comprendre une descente aux enfers, il convient de remonter aux portes du paradis. En 2001, à l'OL. René Duplessy, l'un de ses entraîneurs de l'époque, se souvient d'un gamin tout à son aise au milieu de la génération 1986 de Grégory Bettiol et Mourad Benhamida : "Il était rapide, petit, il jouait attaquant gauche à l'époque. Il fallait d'ailleurs tout cela pour pallier son déficit physique." Oui, Julian est petit. Mais surtout, il est né un an trop tôt. Sur son aile gauche, il gêne "le meilleur joueur qu'on ait jamais eu à l'OL", selon René : Hatem Ben Arfa. "Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais les deux profils étaient les même, et Hatem a toujours été au-dessus. C'est peut-être pour ça qu'on ne lui a pas signé de contrat pro." Une première baffe dont Palmieri ne s'accommode guère, lui qui considère sa catégorie d'âge comme…


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