Le c線r de Leicester, les ch線rs d'Old Trafford

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Le cœur de Leicester, les chœurs d'Old Trafford
Le cœur de Leicester, les chœurs d'Old Trafford

Leicester qui prend seul la tête, Arsenal qui chute de nouveau, Dimitri Payet qui scintille et Louis van Gaal qui fait la gueule. C'était la vingt-troisième journée de Premier League, pour les gourmands.

L'équipe de la journée : Leicester City


Comme si le temps était suspendu. La scène a duré de longues minutes. Samedi, sur le bord de la pelouse, Claudio Ranieri est resté debout, statique, pendant un long instant. Pour profiter encore un peu de ce que lui-même appelle un rêve. Autour de lui, ils étaient quelque 32 000 rêveurs, un maillot bleu sur le dos, avec les yeux brillants. Car Leicester a encore gagné et parce que ce lundi matin, à quinze rencontres de l'arrivée d'une course toujours imprévisible, les Foxes sont en tête. Avec trois points d'avance sur City et Arsenal. Cette fois, les hommes de Ranieri ont giflé facilement Stoke (3-0) avec le premier but de Vardy depuis plus d'un mois, la première réalisation de Danny Drinkwater en Premier League et une folle gourmandise de Mahrez sur le troisième but. Le King Power Stadium n'avait plus connu le goût de la victoire depuis le 14 décembre dernier, une époque où Ranieri affirmait déjà ne pas savoir "jusqu'où pouvait aller son équipe". Leicester a ce truc en plus, cette joie naturelle, ce cœur de battant. Claudio rit, Claudio sourit, Claudio jouit.

Le joueur de la journée : Dimitri Payet


C'est l'un des derniers résistants d'une espèce qui se raréfie. Celle des vrais numéros 10, ces artistes du week-end, des mecs qui domptent le ballon et le font rouler sous la semelle comme si c'était un ami. Il y a quelques semaines, son entraîneur, Slaven Bilić, estimait qu'il était "du même niveau que Mesut Özil". Face à Manchester City (2-2), samedi, Dimitri Payet a encore évolué hors du temps, dans une autre dimension, un monde fait de dribbles fous, de coups francs déposés et de grâce. Bilić, lui, se dit même "chanceux de l'avoir. Quand il est sur le terrain, il n'est pas juste bon et en confiance, il arrive à faire briller ceux qui jouent avec lui." En quelques mois, il est devenu une icône à Upton Park mais aussi la pièce la plus scrutée d'Angleterre. De Londres à Manchester en passant par Liverpool. Payet devrait logiquement bouger cet été, changer de maillot et grandir dans un pays qui le considère enfin à la hauteur de son talent. Loin d'une France qui le regarde, à…



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