Le Burundi refuse le déploiement de la police de l'Onu

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    BUJUMBURA, 3 août (Reuters) - Le Burundi refuse l'envoi de 
228 officiers de police de l'Onu sur son territoire, voté 
vendredi dernier par le Conseil de sécurité pour faire respecter 
l'ordre et les droits de l'homme dans le pays en crise depuis un 
an. 
    "Concernant le déploiement de la force de police, le 
gouvernement du Burundi rappelle au Conseil de sécurité que 
(...) chaque résolution (...) doit être approuvée par le pays 
hôte, ce qui n'était malheureusement pas le cas", a déclaré 
mardi soir dans un communiqué le porte-parole du gouvernement. 
    Ce dernier a indiqué que l'envoi de policiers serait une 
"violation de la souveraineté de son territoire". 
    Plus de 450 personnes sont mortes depuis que le président 
Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 son intention de 
briguer un troisième mandat, qu'il a remporté lors d'une 
élection en juillet dernier. 
    Depuis, des membres du gouvernement et de l'opposition, qui 
accusaient le président de violer la constitution, ont été tués. 
    Environ 250.000 personnes ont fui les violences, qui font 
craindre aux observateurs une reprise du conflit ethnique qui a 
fait rage de 1993 à 2005 au Burundi, divisé entre les ethnies 
Hutu et Tutsi comme son voisin rwandais. 
    L'ambassadeur du Burundi aux Nations unies, Albert Shingiro, 
a annoncé en juillet que le pays accepterait uniquement le 
déploiement de 50 officiers de police non-armés de l'Onu. 
    Pour dépêcher des forces de police, les Nations unies 
doivent obtenir le consentement du Burundi.  
 
 (Clément Manirabarusha; Laura Martin pour le service français, 
édité par Tangi Salaün) 
 
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