Le Burkina Faso ne sait plus à quel président se vouer

le
0
Dimanche 2 novembre, l'armée prend possession de la radio-télévision du Burkina, où l'opposante Saran Sérémé et le général à la retraite Kouamé Lougué voulaient se d&eacut
Dimanche 2 novembre, l'armée prend possession de la radio-télévision du Burkina, où l'opposante Saran Sérémé et le général à la retraite Kouamé Lougué voulaient se d&eacut

C'est un sauve-qui-peut général, un chaos frénétique, un mouvement de panique qui déferle sur les rues de Ouagadougou. "Faites demi-tour", "Ça chauffe en ville", "Ça tire à la RTB", crient des habitants, juchés sur leur moto-taxi ou tentant de manoeuvrer leur voiture pour s'éloigner de la radio-télévision nationale, au centre de la ville. Les vendeurs de rues replient leurs marchandises et, vision improbable, un homme s'enfuit à cheval, au galop. Ce sont des tirs de sommation de l'armée, mais les violences des derniers jours, dont témoignent les bâtiments brûlés et pillés de l'hôtel Azalaï et de l'Assemblée nationale, ont de toute évidence marqué les esprits.

Dimanche matin, l'opposition avait convoqué une manifestation qui, modeste au départ, n'a fait qu'enfler. La capitale du Burkina Faso a ensuite été le théâtre d'une mauvaise comédie. En quelques minutes, deux personnes ont tenté de s'y proclamer président du pays, en direct depuis la télévision nationale. Le premier est le général retraité Kouamé Lougué, dont la foule avait scandé le nom la semaine dernière sans qu'il réagisse à ce qui ressemblait à un plébiscite. Une fois assis dans le studio et alors qu'il s'apprêtait à annoncer qu'il prenait les rênes du pays, il en a été délogé par des manifestants furieux. Car ceux-là attendaient une autre aspirante à la présidence. Sanan Sérémé, membre de la coalition de l'opposition et dirigeante du Parti pour le...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant