Le budget d'Athènes ne dérape pas, la "troïka" de retour

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LE BUDGET D'ATHÈNES NE DÉRAPE PAS
LE BUDGET D'ATHÈNES NE DÉRAPE PAS

par Lefteris Papadimas

ATHENES (Reuters) - Le déficit budgétaire de la Grèce reste en passe d'atteindre les objectifs fixés par les bailleurs de fonds internationaux du pays, a annoncé le gouvernement lundi, alors que débute une mission d'inspection de la "troïka".

Athènes a réduit de plus de moitié le déficit primaire (hors charge de la dette) de l'Etat central sur les cinq premiers mois de l'année, principalement en coupant dans les dépenses.

Ce déficit, qui exclut les collectivités locales et la sécurité sociale, a ainsi été ramené à 1,0 milliard d'euros, moins d'un quart de l'objectif fixé initialement pour cette période (4,2 milliards).

Cette bonne surprise accroît la probabilité qu'Athènes renoue avec un excédent budgétaire primaire, condition sine qua non à une éventuelle nouvelle réduction de la dette publique par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

"La situation budgétaire du pays s'est améliorée au cours de cette période de cinq mois et l'objectif d'un excédent budgétaire primaire semble pouvoir être atteint", s'est félicité le ministre délégué aux Finances Christos Staikouras.

La récession en Grèce, où le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,6% en rythme annuel au premier trimestre, continue parallèlement de peser sur les prix à la consommation : ceux-ci ont baissé de 0,4% en mai par rapport au même mois de l'an dernier, leur troisième mois de suite en territoire négatif.

Ce recul équivaut à une dévaluation interne, susceptible d'améliorer la compétitivité de l'économie grecque. Mais cet objectif-là semble encore loin d'être perceptible, comme le suggère la baisse de 1,8% de la production industrielle en avril.

Une mission d'inspecteurs de l'Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne (BCE) est arrivée à Athènes ce lundi pour évaluer la situation des finances publiques et des réformes prévues par le plan d'aide international qui a sauvé le pays de la faillite.

"Nous avons discuté d'une baisse de la TVA dans la restauration, d'un projet de loi sur le surendettement et de la réduction du secteur public", a précisé un responsable du ministère des Finances.

La mise en oeuvre des engagements pris par la Grèce se heurte toutefois toujours à d'autres difficultés : la procédure de privatisation du distributeur de gaz naturel DEPA n'a ainsi suscité qu'une seule candidature, a-t-on appris de deux sources officielles. La nouvelle a fait chuter la Bourse, qui cédait 4,8% vers 13h15 GMT.

L'Etat grec est censé tirer 1,8 milliard d'euros des privatisations d'ici la fin septembre.

Avec George Georgiopoulos et Karolina Tagaris, Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

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  • M4630859 le lundi 10 juin 2013 à 17:12

    bonne ou mauvaise nouvelle, car une fois prêt, il va falloir de nouveau restructurer la dette ?

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