Le BTP, un véritable réservoir de dynamisme et d'emplois

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Selon le cabinet de conseil PwC, le secteur de la construction et de l’ingénierie devrait connaître une croissance limitée à 1,1% dans les dix prochaines années.

Le secteur de la construction et de l’ingénierie qui a subi une décroissance annuelle de 0,9% entre 2013 et 2015 voit enfin le bout du tunnel. Mais le redémarrage de l’activité sera lent. Le cabinet de conseil PwC prévoit pour les dix prochaines années une croissance de 1,1% pour ces métiers. Beaucoup moins que la croissance enregistrée entre 2009 et 2011 (+2,3%).

Si les experts tablent sur une activité en hausse, c’est qu’il y a des éléments positifs qui plaident pour cette amélioration (faiblesse des taux d’intérêt, aides à l’investissement immobilier et à la rénovation énergétique…). Une bonne nouvelle car ce secteur est essentiel pour la croissance du pays. «Chaque euro investi dans ce secteur a un effet multiplicateur X2 sur les revenus générés et les emplois créés pour l’économie française», explique dans un communiqué Benjamin Ribault, asocié chez PwC.

Troisième secteur en termes de personnels employés

Plus précisément, un milliard d’euros investi dans le secteur de l’ingénierie et de la construction générerait 2,3 milliards d’euros de revenus additionnels et entraînerait la création de près de 12 000 emplois. Les experts de PwC ont chiffré quelles seraient le retombées si tous les grands projets envisagés en France (le grand carénages des centrales nucléaires, le Grand Paris, l’organisation des JO, le Canal Seine Nord...) étaient lancés. Cela créerait 84 000 emplois dans les seize prochaines années. Dont 58 000 rien que pour le grand carénage.

De même, si on construisait en France 500.000 logements par an, l’objectif des deux derniers présidents de la République, et non pas 350000 en moyenne, on créerait plus de 160 000 emplois par an supplémentaires. Au passage, cela générerait plus de dix milliards d’euros de valeur ajoutée supplémentaire pour l’économie française.

Au travers de ces quelques données, on comprend l’énorme impact du secteur de la construction et de l’ingénierie: en 2013, sa contribution au PIB de la France s’élevait à 9,9% et il réalisait un chiffre d’affaires de 280 milliards d’euros. Avec la part du lion pour le bâtiment (67%), devant les travaux publics (22%) et l’ingénierie (11%). Et c’est le troisième secteur en termes de personnels employés avec 1,5 million de salariés.

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  • nanard83 il y a 10 mois

    les Français ne veulent pas travailler dans ce métier , trop fatigant , trop salissant etcC'est pourquoi , on ne voit , comme ouvriers , que des gens issus de l'immigration , qui eux acceptent ce travail !( après les guerre , ce sont Italiens et Polonais qui ont reconstruit le pays ; rien n'a changé )

  • mary2776 il y a 10 mois

    et de corruption et de travail dissimulé