Le britannique Dixons n'exclut pas de fermer Pixmania

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LONDRES (Reuters) - Le groupe britannique Dixons Retail, numéro deux européen de la distribution d'électroménager et d'électronique grand public, a annoncé jeudi qu'il souhaitait vendre sa filiale de commerce en ligne Pixmania, déficitaire et n'exclut pas de la fermer s'il ne trouve aucun repreneur.

Pixmania, créée par des Français et contrôlée par Dixons depuis 2006, emploie environ 850 personnes.

Dixons Retail, qui possède entre autres les enseignes Currys et PC World en Grande-Bretagne, Elkjop en Scandinavie et UniEuro en Italie, a parallèlement revu à la hausse son estimation de bénéfice annuel, après avoir fait état d'une progression de 7% sur un an de ses ventes à périmètre comparable sur le trimestre à fin avril.

A la Bourse de Londres, l'action Dixons gagnait 7,6% à 39,29 pence à 10h05 GMT.

Après être monté à 100% du capital de Pixmania en août dernier, Dixons a orchestré le retrait de sa filiale de la moitié des pays dans lesquels elle était implantée, fermé ses magasins, réduit son offre de produits et supprimé quelque 700 emplois.

Les ventes de Pixmania affichent une chute de 36% au quatrième trimestre (février-avril) et Nick Bubb, analyste spécialisé indépendant, estime les pertes de la société à plus de 40 millions de livres (47 millions d'euros) sur l'exercice 2012-2013.

"Nous serions bien sûr intéressés par des solutions qui nous permettraient de nous désengager par le biais d'un processus de vente", a déclaré à la presse le directeur financier de Dixons Humphrey Singer.

"Je crois qu'une fermeture est extrêmement difficile en France, nous avons donc intérêt à explorer toutes les autres possibilités avant d'envisager celle-là, mais au final, c'est une option."

Le directeur général Seb James a ajouté à propos de Pixmania: "Nous pensons qu'elle a certains actifs de valeur, nous ne voulons donc pas nous contenter de tout fermer si nous pouvons l'éviter."

Pour l'exercice 2012-2013, Dixons prévoit désormais que son bénéfice imposable courant se situera dans le haut de la fourchette des estimations d'analystes, qui va de 75 à 85 millions de livres.

James Davey; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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