Le "Brexit" serait un "poison" pour l'économie mondiale-Schäuble

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 (Actualisé avec citations) 
    LONDRES, 6 mars (Reuters) - Une sortie de la Grande-Bretagne 
de l'Union européenne aurait des conséquences désastreuses pour 
l'économie britannique, l'économie européenne et même mondiale, 
estime le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans 
un entretien à la BBC, dimanche. 
    "Nous aurions des années de négociations très difficiles, ce 
qui serait également très compliqué pour l'UE. Pendant des 
années, nous aurions une telle insécurité que cela serait un 
poison pour l'économie du Royaume-Uni, du continent européen 
ainsi que pour l'économie mondiale", a estimé Schäuble. 
    Dans l'hypothèse d'un "Brexit", la Grande-Bretagne 
continuerait à commercer avec l'Union européene mais elle ne 
pourrait plus bénéficier de l'avantage d'un accès au marché 
commun européen sans accepter la circulation de ressortissants 
de l'UE ou sans contribuer au budget du bloc communautaire, 
a-t-il affirmé. 
    Le ministre allemand a dit ne pas croire que la 
Grande-Bretagne ait l'intention de suivre l'exemple de pays 
comme la Norvège qui acceptent cette liberté de circulation, 
contribuent aux budgets européens et appliquent les règles du 
marché unique. 
    "Je ne vois vraiment pas pourquoi le Royaume-Uni serait 
intéressé à rester dans le marché unique sans avoir la 
possibilité d'y être décisionnaire. Cela n'a pas de sens", 
a-t-il précisé. 
    Une batterie de sondages publiés par YouGov samedi montrent 
le camp du maintien ("In") est en tête dans quatre enquêtes 
depuis le 25 février avec une moyenne de 40% tandis que les 
partisans de la sortie ("Out") rassemblent 37%. Les quatre 
précédents sondages donnaient le "Brexit" en tête. 
    Pour Schäuble, un tel scénario serait une "catastrophe" mais 
cela ne conduirait par l'Union européenne "au suicide" malgré un 
évident affaiblissement du bloc. 
    Interrogé sur la Turquie, le ministre a reconnu que le 
gouvernement allemand nourrissait des doutes importants sur 
l'adhésion de ce pays à l'Union européenne. 
    "Il faudra du temps avant de parvenir à la fin des 
négociations avec la Turquie", a-t-il dit. "C'est une question 
de plusieurs années à venir et cela ne constitue pas un sujet de 
préoccupation pour le moment". 
     
 
 (Kylie MacLellan; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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