Le Brexit sera-t-il contagieux ?

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Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques voteront pour ou contre une sortie de l'Union européenne.
Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques voteront pour ou contre une sortie de l'Union européenne.

Et si c'était le début de la fin ? Et si une sortie du Royaume-Uni de l'Union avait un « effet domino » ? Et si d'autres pays membres emboîtaient le pas aux Britanniques, soit en organisant leur propre référendum soit en réclamant un certain nombre de dérogations. C'est le grand risque, selon le président du Conseil européen, Donald Tusk : que le Brexit, s'il a lieu, marque le début d'une mort lente pour l'Europe.

En effet, l'euroscepticisme grandit en Europe et la crise des réfugiés n'arrange rien. Les partis populistes en profitent pour s'imposer dans l'opinion publique. Lors de l'élection présidentielle de mai dernier en Autriche, le parti d'extrême droite, tout près d'obtenir la victoire, avait promis l'organisation de son propre référendum sur le maintien ou non du pays dans l'Union. Une idée partagée par le FN en France ou le PVV aux Pays-Bas.

Les pays du Nord les plus vulnérables

Les pays les plus au nord de l'Europe sont les plus vulnérables à cette contagion. La Suède, qui, à l'instar du Royaume-Uni, n'est pas membre de la zone euro, pourrait être tentée de franchir le pas. Un sondage d'opinion réalisé par l'institut suédois SIFO le montre : en cas de Brexit, 36 % des Suédois souhaitent faire de même, contre 32 % qui choisissent de rester dans l'Union. En revanche, si le « remain » l'emporte, 44 % des Suédois voteraient pour un maintien dans...

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  • V.BENACE il y a 6 mois

    On en reviendrait à la situation d'avant 1973, quand le Royaume Uni fédérait six ou sept pays non adhérents au Marché commun. Si je me souviens bien , il y avait les Scandinaves, l'Autriche et peut-être même la Suisse.