Le Brexit rapproche les indices de leur plus bas annuel

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(AOF) - Les marchés européens ont commencé par une baisse cette première semaine suivant le référendum britannique. Les investisseurs sont toujours inquiets des répercussions que le Brexit pourrait avoir sur le Royaume-Uni et sur l’Europe ainsi que des modalités de cette sortie. Le CAC 40 a perdu 2,97% à 3 984,72 points, évoluant sous les 4 000 points pour la première fois depuis février. L’Eurostoxx 50 a cédé de son côté 2,83% à 2 697,44 points. A Wall Street aussi, l’aversion pour le risque perdure : le Dow Jones se replie de 1,53% vers 17h30.

La séance a pourtant débuté dans le calme avec des indices européens proches de l'équilibre dans les premières heures de cotation. Rassurés par le rebond des marchés asiatiques et par la volonté manifestée par les banques centrales de tout faire pour stabiliser les marchés, les investisseurs se montraient prêts à revenir sur les actifs risqués.

De plus, le ministre britannique des finances a assuré avant l'ouverture des marchés que l'économie du Royaume-Uni était suffisamment solide pour résister à la volatilité née du Brexit. George Osborne cherchait ainsi à rassurer les marchés alors que de nombreux économistes craignent une récession en Grande-Bretagne pour la fin de cette année ou en 2017.

Cependant, en fin de matinée, la tendance s'est nettement dégradée, les marchés accélérant leur chute dans l'après-midi. L'une des raisons de cet accès de fièvre a été le recul continu de la livre sterling, signe du manque de confiance des opérateurs dans les actifs libellés en devise britannique. A l'approche de la mi-séance, elle a retrouvé son plus bas face au dollar depuis 1985, à la faveur d'une baisse de plus de 3% aujourd'hui. Depuis vendredi, la devise britannique a chuté de 9%.

De plus, les investisseurs ont mal réagi à l'ouverture en baisse de Wall Street, pénalisée par les valeurs bancaires après le Brexit.

Dans un contexte déjà morose, ce secteur a encore fait partie des principales victimes de la séance alors que de nombreux analystes (Citi, JPMorgan, Société Générale…) ont aussi publié des notes prudentes après le Brexit. L'indice du secteur bancaire européen a enregistré la plus forte baisse en Europe et, à Paris, BNP Paribas a chuté de 6,32% et Société Générale de 8,39%.

Dans ce contexte, Sanofi (+1,51%) a signé la seule hausse du CAC 40, profitant de son statut de valeur défensive et de la signature des contrats d'échange d'actifs avec Boehringer Ingelheim, concrétisant l'opération annoncée en décembre dernier.

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