Le Brexit ne serait pas forcément préjudiciable à l'économie britannique, selon Jupiter AM

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(AOF) - Selon Ariel Bezalel, gérant du fonds Jupiter Dynamic Bond chez Jupiter AM, la principale conséquence d'un Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne) serait sans doute plus d'ordre politique qu'économique. "La position de l'Europe serait grandement diminuée sans le Royaume Uni et la place du Royaume-Uni serait également très diminuée au niveau mondial. De plus, le Brexit devrait créer une incertitude politique dans le pays étant donné qu'il est hautement probable que le Premier ministre David Cameron démissionne", craint le gérant de Jupiter AM.

De plus, une victoire des partisans du Brexit lors du référendum du 23 juin aurait pour conséquence "une hausse de la popularité des mouvements contestataires européens", ajoute Ariel Bezalel.

"C'est cela, qui selon nous, devrait créer de la volatilité sur toutes les classes d'actifs, et c'est ce qui explique que les ministres des Finances réunis lors du G20 aient alerté sur le fait qu'un Brexit pourrait se traduire par un choc d'ampleur internationale. Nous avons donc rééquilibré notre portefeuille pour tenter de contenir ce risque", conclut le gérant.

Sur le plan économique, en revanche, Jupiter AM n'est pas convaincu que l'impact d'un Brexit soit négatif à long terme. Un départ du Royaume-Uni de l'Union européenne pèserait sans doute sur la livre, ce qui soutiendrait les exportations britanniques. "Par ailleurs, nous ne pensons pas que beaucoup de pays en Europe stopperaient purement et simplement tout commerce avec le Royaume-Uni si le pays quittait l'UE", ajoute Ariel Bezalel, gérant du fonds Jupiter Dynamic Bond chez Jupiter AM.

De plus, le sentiment de la société de gestion sur le marché britannique, qui représente 28% de son allocation internationale, reste positif.

"Tout d'abord, nous pensons que la politique monétaire va rester accommodante encore un certain temps. En réalité, les taux ne devraient pas remonter en Grande-Bretagne avant la fin de l'année prochaine. Deuxièmement, l'économie britannique est relativement en bonne santé et a surperformé ses comparses. Enfin, nous avons préféré les banques anglaises à celles de la zone euro car elles nous semblent être, d'une manière générale, les plus en forme d'Europe", justifie le gérant de Jupiter AM.

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