Le Brexit limitera la croissance en zone euro à 1,4% en 2017-FMI

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    WASHINGTON, 8 juillet (Reuters) - Les incertitudes liées au 
choix de la Grande-Bretagne de sortir de l'Union européenne vont 
limiter la croissance de la zone euro à 1,4% en 2017 après 1,6% 
cette année, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international 
(FMI), qui ne voit guère de perspectives d'accélération dans les 
cinq ans à venir. 
    Dans sa revue annuelle de l'économie du bloc, le FMI 
explique qu'un nouveau ralentissement de la croissance mondiale 
pourrait fragiliser la reprise de la zone euro, tirée pour 
l'instant par la demande intérieure, et il ajoute que la 
croissance pourrait aussi souffrir des retombées du Brexit, de 
la crise des réfugiés, de la montée des préoccupations 
sécuritaires et des faiblesses des banques. 
    Mais Mahmood Pradhan, directeur adjoint du département 
Europe de l'organisation, a déclaré que le ralentissement de la 
croissance de la zone euro serait encore plus marqué si les 
négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE 
duraient longtemps et favorisaient l'aversion au risque sur les 
marchés financiers. 
    "Si cette aversion au risque se prolonge, nous pensons que 
l'impact sur la croissance pourrait être plus important et, à ce 
stade, il est très difficile de dire combien de temps durera 
cette période", a-t-il déclaré lors d'une téléconférence avec 
des journalistes. 
    Il a précisé que la prévision d'une croissance de 1,4% dans 
la zone euro en 2017 se fondait sur l'hypothèse de négociations 
relativement rapides entre Londres et Bruxelles aboutissant à un 
accord qui préserverait le libre accès des entreprises 
britanniques, sans droits de douane, au marché de l'Union 
européenne.  
    Même ce scénario favorable se traduirait par un 
ralentissement des investissements et pèserait sur la 
consommation et la confiance, a-t-il souligné. 
    Dans son rapport, le FMI qualifie de "médiocres" les 
perspectives économiques à moyen terme de la zone euro en raison 
des séquelles de la crise, du maintien d'un chômage élevé, du 
niveau de la dette publique comme de la dette privée et des 
faiblesses structurelles persistantes de la région.  
    "Il en résulte que la croissance à un horizon de cinq ans 
devrait être d'environ 1,5%, avec une inflation qui 
n'atteindrait que 1,7%", ajoute le Fonds.  
      
 
 (David Lawder; Marc Angrand pour le service français) 
 
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