Le Brexit inquiète en Irlande du Nord, où Theresa May est attendue

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    BELFAST, 25 juillet (Reuters) - Une coalition d'hommes 
politiques et de militants des droits de l'homme d'Irlande du 
Nord a menacé lundi d'engager un recours en justice contre toute 
décision du gouvernement britannique de quitter l'Union 
européenne, si le processus de paix consacré par les accords du 
Vendredi saint en 1998 n'est pas préservé. 
    Cette annonce intervient alors que la nouvelle Première 
ministre britannique, Theresa May, doit effectuer lundi une 
visite en Irlande du Nord pour évoquer les implications du 
résultat du référendum du 23 juin et la signification d'un 
"Brexit" pour l'Ulster. 
    Si le Royaume-Uni dans son ensemble s'est prononcé à 52% 
pour un retrait de l'UE, l'Irlande du Nord, elle, a voté à 56% 
en faveur du "maintien". 
    Certaines personnalités politiques d'Irlande du Nord ont 
averti qu'un "Brexit" pourrait nuire à l'accord de paix du 
Vendredi saint, en rétablissant une véritable frontière avec la 
République d'Irlande et en érodant l'assise juridique sur 
laquelle repose l'accord, qui comporte des références à l'UE. 
    L'accord de paix du Vendredi saint, conclu en avril 1998, a 
mis fin à une trentaine d'années d'affrontements entre 
nationalistes catholiques et unionistes protestants, et a permis 
la mise en place d'un exécutif biconfessionnel à Belfast. 
    A Belfast, où elle effectuera sa première visite en tant que 
chef du gouvernement, Theresa May sera reçue lundi par la chef 
de l'exécutif, Arlene Foster. 
    "J'ai dit clairement que nous réussirons le retrait du 
Royaume-Uni et l'Union européenne", a dit May avant sa visite. 
"Cela signifie qu'il doit marcher aussi pour l'Irlande du Nord, 
y compris pour ce qui est de la frontière avec la République 
(d'Irlande)". 
 
 (Amanda Ferguson; Eric Faye pour le service français) 
 
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