Le Brexit douche les espoirs de rebond des bénéfices en Europe

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    LONDRES, 27 juin (Reuters) - Le choix de la Grande-Bretagne 
de sortir de l'Union européenne pourrait bien étouffer les 
derniers espoirs d'une reprise des bénéfices des sociétés cotées 
en Europe cette année.  
    Les conséquences du référendum du 23 juin devraient peser 
sur les profits, estiment les analystes, et particulièrement 
dans les secteurs sensibles aux cycles économiques, comme les 
banques, l'automobile et le tourisme.  
    Déjà, Goldman Sachs a abaissé ses estimations de bénéfices 
pour l'indice paneuropéen Stoxx 600  .STOXXX  et prévoit un 
recul de 5% des bénéfices par action en 2016. (Graphique sur 
l'évolution des estimations de bénéfices: http://reut.rs/28X2E31) 
    Barclays et Natixis s'attendent à une récession au 
Royaume-Uni au second semestre et les économistes de Citi 
tablent sur une réduction d'un à 1,5 point du taux de croissance 
de la zone euro sur les trois prochaines années.  
    Le Brexit vient en fait s'ajouter à plusieurs facteurs qui 
pesaient déjà sur les bénéfices en Europe, qu'il s'agisse de la 
faiblesse de la croissance, de l'inflation ou de la dégradation 
des marges.  
    Au premier trimestre, les bénéfices ont diminué de 3% et les 
chiffres d'affaires de 6,5%, montrent les données Thomson 
Reuters I/B/E/S. 
    "L'impact sur le PIB européen devrait constituer un handicap 
supplémentaire pour la croissance des BPA britanniques et 
européens au cours des 12 à 18 mois à venir, même s'il est 
possible que l'évolution des changes ait un effet bénéfique au 
niveau du marché", disent les analystes de Citi dans une note.  
    Les analystes de Goldman Sachs estiment qu'une dépréciation 
de 10% de l'euro face au dollar se traduirait par une croissance 
de 2% des bénéfices. Mais la baisse de la monnaie unique 
européenne reste pour l'instant limitée.  
    "Si les mouvements sur les changes peuvent aider, il faut 
s'attendre à un impact plus important que d'habitude sur les 
bénéfices du secteur financier à cause de l'impact des taux 
bas", explique Goldman Sachs.  
     
 
 (Atul Prakash, avec Vikram Subhedar; Marc Angrand pour le 
service français) 
 

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