Le Brésil étudie trois décès peut-être liés à Zika

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 (Actualisé tout du long) 
    par Maria Carolina Marcello 
    BRASILIA, 11 février (Reuters) - Trois adultes morts l'an 
dernier au Brésil étaient infectés par le virus Zika, a déclaré 
jeudi le ministère brésilien de la Santé, mais les autorités ne 
sont pas en mesure de confirmer que le virus seul est 
responsable de ces décès. 
    Le ministre de la Santé Marcelo Castro a confirmé ces 
résultats d'analyses que la presse avait partiellement dévoilés. 
    Il a parallèlement annoncé un nouveau partenariat entre son 
pays et des scientifiques de l'université du Texas qui 
pourraient conduire au développement d'un vaccin en laboratoire 
d'ici un an.  
    Il a toutefois prévenu que la mise à disposition du vaccin 
pour le grand public pourrait prendre deux années 
supplémentaires. 
    Le Brésil est au coeur de l'épidémie actuelle liée au virus 
Zika, transmis par les moustiques de genre Aedes, qui s'est 
étendue ces derniers mois à plus de trente pays et a incité 
l'Organisation mondiale de la Santé à décréter une urgence 
sanitaire de portée mondiale, en raison d'un possible lien entre 
la maladie et des malformations néonatales. 
    Selon le ministère de la Santé, la présence du virus a été 
confirmée dans le corps d'une femme de 20 ans décédée en avril 
dernier à la suite de problèmes respiratoires.  
    Le virus a également été détecté chez deux autres adultes 
décédés en juin et octobre des suites de complications. 
    Marcelo Castro a déclaré que ces décès illustraient 
peut-être une "comorbidité", la présence de plusieurs troubles 
associés à une maladie primaire, provoquée par le virus et des 
complications qu'il pourrait avoir déclenchées chez ces 
patients.  
    Les problèmes respiratoires de la jeune femme morte dans 
l'Etat de Rio Grande do Norte sont probablement "associés à 
l'infection", a déclaré le ministre.  
    Jusqu'ici, Zika n'est connu que pour causer des symptômes 
mineurs tels que fièvre, toux et courbatures, voire pas de 
symptômes du tout. Seule une personne sur cinq infectée par le 
virus est malade. 
    Très peu d'éléments, dans la littérature scientifique pour 
l'instant limitée sur le virus, permettent de lier la maladie à 
des décès.  
    Le lien de causalité entre Zika et les malformations 
néonatales est suspecté par l'OMS mais pas non plus prouvé 
scientifiquement.  
    Le gouvernement de Brasilia estime que jusqu'à 1,5 million 
de Brésiliens pourraient être contaminés par le virus et les 
scientifiques cherchent à savoir s'il peut exister un lien entre 
Zika et plus de 4.000 cas suspects de microcéphalie, une 
anomalie de croissance de la boîte crânienne chez le nouveau-né. 
 
 (Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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