Le Brésil est dans son cocon

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Le Brésil est dans son cocon
Le Brésil est dans son cocon

Les sourires ne sont pas que de façade dans les rangs du Brésil. La bonne humeur est une marque de fabrique bien connue de la Seleçao. Et sur ses terres, la sélection brésilienne ne semble pas craindre grand monde, si ce n'est la révolte populaire d'un pays en pleine crise sociale. Après avoir passé l'écueil d'une arrivée mouvementée à Rio, où un comité d'accueil de 200 manifestants avait bloqué la sortie du car des joueurs brésiliens, les hommes de Luiz Felipe Scolari se préparent en toute sérénité dans la région Serrana (nord de Rio), à 800 mètres d'altitude. Un endroit habituel pour le Brésil depuis 1987 même si les installations ont bien changé depuis l'investissement financier de la CBF. Après une batterie de tests médicaux pour évaluer la forme de chacun en raison d'une saison éprouvante (18 des 23 joueurs convoqués évoluent en Europe), les partenaires de Daniel Alves ont débuté les entraînements et le jeu avec ballon.

Thiago Silva ménagé

L'ambiance est au beau fixe même si quelques bobos viennent perturber la préparation. Paulinho (cheville) mais aussi Thiago Silva (déséquilibre musculaire) sont notamment touchés. Les deux joueurs, plus Fernandinho, seront d'ailleurs préservés lors du match amical contre le Panama ce mardi soir. Ramires et Dante tiennent la corde pour les remplacer dans le onze de départ. Pas d'inquiétude toutefois dans le staff médical brésilien. « Thiago est en train de travailler sur la récupération et l'équilibre des deux jambes, qui présentent une légère différence, a expliqué Scolari. Nous avons deux matchs amicaux et il est préférable de l'utiliser dans de meilleures conditions ou presque à son meilleur niveau à partir du deuxième match. C'est un joueur qui ne voyagera pas avec nous et qui aura un travail différent. » Aucun risque ne sera pris avec le Parisien que beaucoup considère comme le meilleur défenseur central du monde.

Willian et Hulk en pleine forme

Heureusement pour le sélectionneur brésilien, certains joueurs affichent une forme éclatante. On a pu voir Neymar révolutionner la façon de tirer un pénalty lors d'un entraînement avec la Seleçao. Ou encore Willian bousculer la hiérarchie selon les dires de la presse brésilienne (ndlr : 600 journalistes brésiliens sont présents au quotidien des joueurs pendant la préparation). Il se murmure que face à la méforme d'Oscar, c'est l'ancien joueur du Shakhtar Donetsk qui pourrait débuter le match d'ouverture face à la Croatie le 12 juin à l'Arena Corinthians de Sao Paulo. En attendant, tout le pays retient son souffle avant cette date fatidique. Pelé, légende vivante du football brésilien et triple champion du monde, a lui déjà jeté les bases d'une désillusion en pointant l'absence de « cracks » qui jouent au pays. « En 1970, on avait Pelé, N.10 de Santos, Rivellino, N.10 de Corinthians, Tostao, N.10 de Cruzeiro, et Gerson, je ne sais plus s'il était à Botafogo (ndlr : en fait au Sao Paulo FC). On avait quatre cracks pour le même poste et tous jouaient au Brésil. Cherchez-en un ici aujourd'hui? »

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