Le Brésil dépassé par la barbarie carcérale

le
0
Viols, tortures et décapitations se multiplient dans les geôles placées sous la coupe de chefs de gang.

Il ne restait plus que quelques jours avant Noël, quand Domingos Pereira Coelho a été invité à identifier son fils Dyego à l'institut médico-légal de Sao Luis, capitale du Maranhao, un des États les plus pauvres du Brésil. Sur la table, l'homme de 21 ans était méconnaissable, torturé, décapité. Le vendeur de fruits a alors compté le nombre de coups de couteau sur le corps. Il s'est arrêté à 180. «Je ne souhaite à aucun animal un tel traitement», a-t-il lâché la semaine dernière au journal Folha de S. Paulo.

Trois semaines après le crime, le quotidien a mis en ligne sur son site une vidéo montrant Dyego et deux autres prisonniers décapités. Durant deux minutes et demie, leurs tortionnaires, eux-mêmes compagnons de cellule, s'amusent à détailler les coups et tortures infligés. Les images, envoyées au journal par le syndicat des fonctionnaires du s...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant