Le Brésil compte sur le Mondial pour relancer ses exportations

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LE BRÉSIL COMPTE SUR LE MONDIAL POUR RELANCER SES EXPORTATIONS
LE BRÉSIL COMPTE SUR LE MONDIAL POUR RELANCER SES EXPORTATIONS

SAO PAULO (Reuters) - L'Agence brésilienne pour la promotion des exportations (Apex) dit compter se servir de la Coupe du monde de football pour décrocher pour plus de deux milliards d'euros de nouveaux contrats pour les entreprises du pays.

Contrairement à de nombreux Brésiliens, qui considèrent l'organisation de l'événement comme un gaspillage inutile, l'Apex se frotte les mains et s'apprête à mettre les petits plats dans les grands.

Elle a ainsi invité plus de 2.300 hommes d'affaires à venir voir un match dans une loge VIP en espérant les inciter à signer des contrats.

"Il y aura des réunions et des visites d'usine", explique Ricardo Santana, directeur commercial de l'Apex.

"Le match sera la cerise sur le gâteau. Nous pensons que ces moments de détente sont idéaux pour faire aboutir des négociations".

Une expérience pilote a été menée l'an dernier lors d'un tournoi de préparation, avec 900 hommes d'affaires invités. Elle a permis, selon l'Apex, la signature de contrats à l'exportation pour 1,3 milliard d'euros et la récolte de plus de 800 millions d'euros en investissements étrangers.

Tout le monde ne partage pas l'enthousiasme de l'Apex concernant l'impact économique du Mondial qu'accueillera le Brésil du 12 juin au 13 juillet prochains.

Moody's a ainsi publié cette année un rapport qui conclut que les retombées économiques de l'événement seront négligeables et de courte durée.

Les exportations, notamment de matières premières, sont l'un des secteurs les plus touchés par le ralentissement de l'économie brésilienne auquel tente de remédier la présidente Dilma Rousseff.

Après avoir été l'un des marchés émergents les plus dynamiques de la planète durant la première décennie de ce siècle, le Brésil vient de connaître quatre années de croissance décevante et de nombreux investisseurs prédisent un retour sur terre imminent et brutal (voir).

L'indicateur mensuel de l'activité économique publié vendredi par la Banque du Brésil ainsi une croissance limitée à 0,3% du produit intérieur brut au premier trimestre.

Sur l'ensemble de 2013, la croissance brésilienne a été de 2,3% seulement et elle devrait ralentir cette année selon des prévisions indépendantes.

(Esteban Israel, avec Silvio Cascione à Brasilia, Patrick Vignal pour le service français, édité par Marc Angrand)

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