Le Brent au plus bas depuis 2010, l'Arabie réduit ses tarifs

le
0
LE BRENT AU PLUS BAS DEPUIS 2010
LE BRENT AU PLUS BAS DEPUIS 2010

par Sam Wilkin

LONDRES (Reuters) - Le cours du Brent de mer du Nord est tombé mardi à environ 82 dollars, à un plus de bas de plus de quatre ans, en réaction à la décision de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, de réduire ses tarifs pour les Etats-Unis.

Le baril de Brent livraison décembre a touché en séance un plus bas à 82,08 dollars, son plus faible niveau depuis octobre 2010. Vers 16h25 GMT, le Brent perdait 2,72% à 82,47 dollars.

Le baril de brut léger américain était en recul de 2,88%, après avoir touché un plus en bas en séance à 75,84 dollars, son niveau le plus faible depuis octobre 2011.

L'Arabie saoudite a décidé lundi d'augmenter ses prix officiels de vente pour décembre en Asie et en Europe, mais a choisi en revanche de les baisser aux Etats-Unis.

"Ce sont des nouvelles mitigées et le fait que l'angle positif n'ait pas eu d'impact montre que le sentiment du marché est très négatif en ce moment", a déclaré Eugen Weinberg, directeur de la recherche pour les matières premières à la Commerzbank à Francfort.

L'absence de signes clairs que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pourrait réduire sa production lors de la réunion du 27 novembre pèse également sur les prix.

A moins d'un mois de ce rendez-vous, il n'y a pas de consensus entre les maisons de négoce sur une éventuelle baisse de production.

"Je vois l'Opep et l'Arabie saoudite jouer les prolongations", a déclaré Pierre Lorinet, directeur financier de Trafigura, un groupe de négoce en pétrole, à l'occasion d'un sommet sur les matières premières organisé par Reuters.

"Un prix bas pour une période de temps peut effectivement être amusant dans les mains de personnes ayant beaucoup de réserves dans leur sol à un coût bas", a-t-il déclaré.

Ian Taylor, directeur général de Vitol, estime pour sa part, que les membres de l'Opep auront "des discussions sérieuses" sur une réduction de la production.

"Mon sentiment est que nous sous-estimons actuellement la possibilité de réduction de l'Opep," a-t-il dit.

Le Venezuela et l'Equateur travaillent sur une proposition commune pour défendre les prix du pétrole, mais le ministre du pétrole des Émirats arabes unis a déclaré que le pays n'était "pas en train de paniquer".

(avec Jane Xie à Singapour; Claude Chendjou pour le service français, édité par Patrick Vignal)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant