Le bras de fer aérien continue

le , mis à jour à 06:32
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Le bras de fer aérien continue
Le bras de fer aérien continue

En plein chassé-croisé d'été, Air France connaît aujourd'hui le cinquième jour de grève du personnel navigant commercial (PNC). « Ce mouvement doit cesser. Les effets sont dévastateurs pour les clients et pour la compagnie », juge Gilles Gateau, directeur des ressources humaines d'Air France. Et pour cause, les pertes engendrées par la grève se chiffreront en « dizaines de millions d'euros » selon Pierre-Olivier Bandet, directeur général adjoint de la compagnie.

 

Depuis le début du mouvement, mercredi 27 juillet, en moyenne 7 vols long-courriers et entre 160 et 200 moyen-courriers et vols intérieurs ont été annulés chaque jour. Soit environ 900 vols au total. Air France estime que 110 000 usagers ont été touchés. Sans compter les 35 000 qui le seront aujourd'hui, selon les prévisions de la compagnie aérienne. Des chiffres qui vont continuer d'augmenter car la grève va se poursuivre, comme prévu, jusqu'au mardi 2 août.

 

Le dialogue est rompu entre direction et syndicat. « La grève n'est pas propice à des négociations sereines. Les partenaires sociaux doivent sortir de leur logique jusqu'au-boutiste », tacle Gilles Gateau. De son côté le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC), l'une des deux organisations de salariés appelant à la grève, lui renvoie la balle. « La direction doit comprendre que les PNC ne peuvent être la seule variable d'ajustement de la compagnie », tance Christelle Auster, secrétaire générale adjointe du SNPNC. Le principal point de blocage tourne autour de la durée de reconduction de l'accord collectif fixant les règles de travail, de rémunération et d'évolution de carrière, en vigueur jusqu'au 31 octobre. Les syndicats refusent la reconduction de dix-sept mois proposée par la direction, et réclament une prolongation de l'accord de trois ans.

 

Si les deux parties campent sur leurs positions, la direction de la compagnie française ouvre ...

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