Le braconnage d'éléphants en baisse en Afrique, reste trop élevé

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    OSLO, 28 juillet (Reuters) - Le braconnage des éléphants 
d'Afrique a reflué de ses plus hauts niveaux enregistrés au 
début des années 2010 mais reste bien trop important, estime la 
Convention sur le commerce international des espèces de faune et 
de flore sauvages menacées d'extinction (Cites) dans un rapport 
rendu public jeudi.  
    Le renforcement des patrouilles dans les parcs naturels, 
l'amélioration des techniques permettant de retracer l'origine 
de l'ivoire ainsi que la lutte contre la corruption en Chine, le 
principal débouché mondial de l'ivoire, ont concouru à limiter 
les massacres.  
    "Il y a des éléments positifs, mais nous sommes très loin du 
succès nécessaire pour renverser la tendance", résume John 
Scanlon, secrétaire général de la Cites, interrogé par Reuters.  
    Environ 60% des éléphants trouvés morts dans la nature en 
2015 ont été tués par des braconniers, contre 80% lors du pic de 
2011, relève le rapport.  
    L'indice créé par la Cites pour surveiller le trafic 
d'ivoire a baissé en 2014, la dernière année pour laquelle des 
données sont disponibles, après les records atteints en 2012 et 
2013, des plus hauts depuis l'interdiction du commerce 
international d'ivoire en 1989.  
    Les données étudiées par l'organisation montrent que le 
braconnage a diminué, ou qu'il s'est au moins stabilisé depuis 
son essor entamé une décennie plus tôt. Mais le taux de décès 
est encore trop élevé pour assurer le renouvellement de la 
population d'éléphants.  
    John Scanlon précise que selon les estimations les plus 
fiables, le nombre d'éléphants tués a atteint environ 30.000 
lors du pic en 2011 et s'élève aujourd'hui à une dizaine de 
milliers par an.  
    "Dans certaines régions du continent africain, nous 
constatons des risques d'extinctions localisées, en particulier 
en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale", dit-il.  
    L'Afrique du Sud a en revanche l'un des taux de braconnage 
les plus faibles.  
    Dans les années 1970, l'Afrique comptait 1,2 million 
d'éléphants, contre quelque 500.000 aujourd'hui. 
 
 (Alister Doyle; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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