Le boycott de Russie 2018 : et si c'était vrai ?

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Le boycott de Russie 2018 : et si c'était vrai ?
Le boycott de Russie 2018 : et si c'était vrai ?

Faudra-t-il boycotter la Coupe du monde en Russie ? Et qui devra le faire ? Les chefs d'états ? Les joueurs ? Les abonnés de Canal plus ? Si la question semble quelque peu prématurée, la présentation du logo officiel du Mondial russe a offert sa première polémique : une carte de la Russie, Crimée incluse, sans tenir compte de la position de la " communauté internationale ". Bref, bien que personne n'y croie, ce boycott sera-t-il le bon, le vrai qui viendra enfin mettre un terme à la légende dorée de la FIFA ?


Alors que tous les esprits – et les prochaines élections sensées couronner Blatter d'un 5e mandat - sont tournés vers le Qatar et les doutes autour de l'attribution de la Coupe du monde 2022 (corruption, centaines de morts autour des chantiers de la honte, hivers ou été, etc.), on en oublierait en effet presque que le Mondial s'arrête avant pour une petite étape en Europe. Mais pas en Occident. En Russie. Sans se prendre pour le "Monde Diplo", cette première " à l'est" possède évidemment – on a le sens du marketing historique à Zurich - une forte valeur symbolique, plus d'un quart de siècle après la chute du mur et la belle mort de l'URSS. La FIFA continue ainsi d'étendre partout l'hégémonie de " son sport ". Et pour cela, sa Coupe du monde constitue évidemment le viatique incontournable d'un ballon rond qui ignorerait les remous politiques et les conflits armés. Une sorte de dernier bastion de la mondialisation heureuse – à l'écart de Daesh et bien loin du Burkina Faso - qui, de Rio à Doha, illustrerait le succès conjoint de l'économie libérale sauce Tafta et du bonheur capitaliste des pays émergents, quelles que soient leur " civilisation". Grâce au sacre et la vénération du plus beau produit culturel du Vieux Continent. La boucle serait bouclée, rien de plus normal. Storytelling.

Sauf que le petit empire du tsar Poutine a ces derniers temps pris l'habitude de déplaire, surtout dans les rangs de l'UE qui ne rêve que de stabilité – y compris des frontières - en Europe, et aux USA où des sénateurs ont déjà demandé le retrait de la compétition à la nation de Pouchkine et des Pussy Riots, eux qui croyaient que la Chine deviendrait au XXIe siècle son seul rival potable dans l'arène des grandes puissances. Le climat est tel que le spectre du boycott revient planer, pour la première fois depuis 1978, sur la compétition phare de la FIFA. Si personne n'y croit vraiment, tout semble pourtant rendre le scénario étonnamment crédible, dans un contexte de crise économique et de désenchantement autour des grands évènements sportifs. Russie 2018 sera-t-il alors à Poutine ce que fut Moscou 80 à Brejnev ?

"L'histoire a montré jusqu'ici que le boycott des événements sportifs ou les politiques d'isolement ou de confrontation n'étaient pas les moyens les plus efficaces de résoudre les problèmes." La parole de la FIFA à ce sujet sent un peu le sentiment de panique....



Alors que tous les esprits – et les prochaines élections sensées couronner Blatter d'un 5e mandat - sont tournés vers le Qatar et les doutes autour de l'attribution de la Coupe du monde 2022 (corruption, centaines de morts autour des chantiers de la honte, hivers ou été, etc.), on en oublierait en effet presque que le Mondial s'arrête avant pour une petite étape en Europe. Mais pas en Occident. En Russie. Sans se prendre pour le "Monde Diplo", cette première " à l'est" possède évidemment – on a le sens du marketing historique à Zurich - une forte valeur symbolique, plus d'un quart de siècle après la chute du mur et la belle mort de l'URSS. La FIFA continue ainsi d'étendre partout l'hégémonie de " son sport ". Et pour cela, sa Coupe du monde constitue évidemment le viatique incontournable d'un ballon rond qui ignorerait les remous politiques et les conflits armés. Une sorte de dernier bastion de la mondialisation heureuse – à l'écart de Daesh et bien loin du Burkina Faso - qui, de Rio à Doha, illustrerait le succès conjoint de l'économie libérale sauce Tafta et du bonheur capitaliste des pays émergents, quelles que soient leur " civilisation". Grâce au sacre et la vénération du plus beau produit culturel du Vieux Continent. La boucle serait bouclée, rien de plus normal. Storytelling.

Sauf que le petit empire du tsar Poutine a ces derniers temps pris l'habitude de déplaire, surtout dans les rangs de l'UE qui ne rêve que de stabilité – y compris des frontières - en Europe, et aux USA où des sénateurs ont déjà demandé le retrait de la compétition à la nation de Pouchkine et des Pussy Riots, eux qui croyaient que la Chine deviendrait au XXIe siècle son seul rival potable dans l'arène des grandes puissances. Le climat est tel que le spectre du boycott revient planer, pour la première fois depuis 1978, sur la compétition phare de la FIFA. Si personne n'y croit vraiment, tout semble pourtant rendre le scénario étonnamment crédible, dans un contexte de crise économique et de désenchantement autour des grands évènements sportifs. Russie 2018 sera-t-il alors à Poutine ce que fut Moscou 80 à Brejnev ?

"L'histoire a montré jusqu'ici que le boycott des événements sportifs ou les politiques d'isolement ou de confrontation n'étaient pas les moyens les plus efficaces de résoudre les problèmes." La parole de la FIFA à ce sujet sent un peu le sentiment de panique....



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