Le boulet de Steve

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Le boulet de Steve
Le boulet de Steve

Mandanda aura beau sauver l'OM du pathétique, se montrer infaillible ou même devenir meilleur buteur du club, il ne sera jamais le numéro 1 en équipe de France, et voilà pourquoi.

C'est un concours auquel postulent une centaine de candidats, pour seulement trois places à prendre. Dont une de titulaire et deux de suppléants. Le premier gagne un CDI jusqu'à la retraite. Alors que les deux autres pourrissent en salle d'attente, à côté d'une porte qui ne s'ouvre qu'en cas d'urgence. Le pire étant peut-être la position de premier dauphin. Une place où la lumière est à la fois à portée de main et insaisissable. Le deuxième dauphin, lui au moins, mange et dort à l'œil, sans jamais se faire d'espoir pour la suite. Steve n'est ni le premier, ni le dernier à vivre dans l'ombre de son égal et rival, sans pour autant être plus mauvais. Voire peut-être même meilleur. Mais ça, c'est subjectif. Et à trente ans, il vient certainement d'atteindre son meilleur niveau en club, tout en rencontrant le plafond en sélection. En même temps, pas facile de se faire une place quand la fameuse porte ne s'ouvre qu'une fois par an.

Une question d'équilibre


Car sa dernière sélection remonte aujourd'hui à environ 360 jours. Un match contre le Brésil durant lequel il a pris trois pions en moins d'une demi-heure. Alors certes, statistiquement ça ne plaide pas en sa faveur. Mais ce jour-là, Steve avait encore montré qu'il avait les épaules pour endosser cette responsabilité. Une responsabilité qu'il a perdue au cours de l'année 2009, si l'on remonte le cours de l'histoire. Titulaire après la retraite de Coupet, il est dans les cages pour les éliminatoires du Mondial 2010. Mais après quelques erreurs individuelles, il perd peu à peu sa place de numéro 1. Certains parlent de lobbying, d'autres de complots. Quoiqu'il en soit, depuis cette année-là, Steve se traîne sa réputation de remplaçant parfait comme un boulet. Et aujourd'hui, impossible de s'en défaire. Il a beau enchainer les miracles avec l'OM, Didier Deschamps préfère fuir la question. Hier en conférence de presse, il a répondu sans vraiment répondre : "Steve justifie bien son surnom, Il Fenomeno, en ce moment. Il permet à son équipe de ramener des points. Il a un bon niveau et c'est une période pour lui où il se met énormément en valeur."

Traduction : Steve est dans la forme de sa vie, oui. Mais la hiérarchie ne bougera pas. Et la raison n'est pas vraiment secrète. Hugo Lloris, en plus d'être le gardien numéro 1, porte un brassard…




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