Le bouillon olympique

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Le bouillon olympique
Le bouillon olympique

Trois mois après ses premières foulées au stade Olympique, West Ham se retrouve face à un problème de taille : le retour de la violence dans ses tribunes et une facture plus salée que prévue pour les contribuables. Tout sauf populaire, alors que les résultats inquiètent.

C'est la dernière ligne d'un prologue bancal. Sur le papier, c'était écrit. Rien ne peut opposer plus Boleyn Ground et la soucoupe volante que dessine le stade olympique de Londres. La page Upton Park est pourtant tournée, il faut maintenant vivre loin de Green Street, et les Cockneys n'ont pas vraiment eu le choix sur le principe de ce mariage de force. Reste que soutenir West Ham est un réel engagement, et partir de Boleyn Ground était un défi, un "sacrifice", qu'il fallait mesurer. L'époque voulait ça, c'est comme ça. Il fait nuit sur Londres dans la soirée du 26 octobre dernier. Cette fois, Slaven Bilić respire, enfin, un peu. Les Hammers soufflent après un début de saison compliqué et viennent de frapper Chelsea en League Cup (2-1). On pense l'exercice en cours enfin lancé, mais West Ham retombera quelques jours plus tard à Liverpool contre Everton. Dommage. C'est une constante des dernières semaines : la troupe de Bilić est branchée sur courant alternatif, mais affiche surtout de sérieuses limites que cachait sa bonne saison dernière. Autour d'elle, le stade olympique ne prend pas. Rien ne prend. West Ham n'arrive pas à se faire à ce changement brutal de monde, et personne n'est content. Au point qu'une nouvelle fois, cette soirée de succès de prestige tourne mal : on se tabasse dans les tribunes, comme un voyage désagréable dans l'Angleterre de la fin des années 80. Les scènes ont tourné en boucle, et West Ham a été obligé de réagir avec la suspension de deux cents supporters. Pourtant, la sécurité avait été renforcée – neuf cents personnes déployées –, mais alors que les joueurs commencent à s'habituer à leur nouvel outil connecté, leur peuple a une nouvelle fois décidé de faire parler son rejet du déménagement. On ne joue pas avec les traditions, même si les actes sont inqualifiables.

Le cadeau empoisonné


Il fallait s'y attendre, et Arsène Wenger avait prévenu en parlant d'un cadeau fait aux Hammers. Le présent est empoisonné, c'est désormais une certitude et si personne ne s'est bousculé pour faire ses cartons, il y a forcément une raison. Dernière preuve, la bombe dégoupillée par…



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